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sur la radio RGB 99.2 FM

La radio de l'agglomération nous accueille



- chaque semaine, une chronique diffusée à 8h13, 13h13 et 17h43 (ou 18h13)
- chaque dernier mercredi du mois de 19 h à 20h, une émission autour de 4 thèmes : les informations du développement durable, l'interview d'un acteur engagé, le débat, les informations pratiques

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Réunions prévues

Date Heure Lieu Objet Participants
25 nov 2009
19 à 20h
RGB 99.2
magazine du Développement Durable

20 nov 2009
20h30
Cergy MQ des Touleuses
Copenhague : conférence-débat











 
   
 
 
     
 
 
     
 

Articles Récents


Des citoyens inquiets de l’état de la planète soumise à tous les excès des développements qui ne la respectent pas ont décidé de se réunir pour faire « quelque chose »

L’association « Quelle Terre Demain ? » veut mettre en œuvre les moyens nécessaires à la seule réponse qui vaille : une Terre vivante, hospitalière, généreuse, pour demain et les jours qui vont suivre pour nos enfants et tous leurs descendants


Il est temps de faire quelque chose.
De faire savoir ce qui est en train de se produire.

De comprendre les conséquences de nos comportements.

D’apprendre les gestes qui sauvent
De les mettre en œuvre

C’est l’objectif que poursuit l’association « Quelle Terre Demain ? »

                                                                                                                                                                                                                                     

30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 09:14

Bonjour à toutes et à tous,

L'association « Quelle Terre Demain ? » se renforce avec l'arrivée des acteurs du mouvement des « Incroyables Comestibles » qui constitue un groupe de travail autonome au sein de l'association. L'association continue ses activités à la radio RGB (99,2 FM), avec les chroniques hebdomadaires (diffusées 4 fois par jour : 8h15, 10h15, 12h15 et 18h15) et le Magazine du Développement Durable (mensuel, dernier mercredi du mois de 19 à 20h). Elle reste impliquée dans les diverses commissions du Développement Durable de l'agglomération de CERGY-PONTOISE, et est toujours disponible pour réaliser des animations à la demande (empreinte écologique, la nourriture dans le monde, ...).

La vocation des Incroyables Comestibles (IC) est d'inciter les citoyens à passer à l'action et de transformer les espaces publics en potagers à partager pour tous en ville et en pied d'immeuble, avec l'objectif de développer l'autonomie alimentaire, le lien social, et de se réapproprier la terre. Une quinzaine de potagers urbains sur les différentes villes de l'agglomération ont vu le jour depuis 2014 et de nouveaux projets émergent chaque mois.

Les ICCP (Incroyables Comestibles de Cergy Pontoise) proposent diverses activités pour sensibiliser à la protection de l'environnement:

- Ateliers pour se former au jardinage écologique

- Ateliers créatifs, créations et décorations de bacs, construction de fascines, semis, plantations, compostage & gestion des déchets, ballades des potagers , récupération de graines etc...

- Ateliers de cuisine, teinture naturelle, produits cosmétique naturels etc.

- Conférences.

- Rencontres et échanges.

Nous vous proposons de soutenir notre association et de participer à nos activités, en adhérant à l'association et en contribuant au développement des Incroyables Comestibles. Vous trouverez ci après le formulaire d'adhésion et l'appel de cotisation (10€ par an)

"Quelle Terre Demain ?" et les "Incroyables Comestibles" sont présents lors du forum des associations de CERGY le 3 septembre prochain aux stands 628 et 629 : venez nous rejoindre pour partager nos activités et nous encourager

Elisabeth MAUGER (Incroyables Comestibles) Gérard SANDRET (Quelle Terre Demain ?)

Quelle Terre Demain ? : a.qtd@free.fr

Radio RGB : http://www.radiorgb.net/emission/quelle-terre-demain

Incroyables Comestibles (IC) : http://www.facebook.com/IncroyablesComestiblesCergy/

 

------------------------

 

APPEL A COTISATION - BULLETIN D’ADHESION

à l’association

« QUELLE TERRE DEMAIN ?» - « INCROYABLES COMESTIBLES »

 

Année 2016

 

Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . .

 

Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Code postal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ville :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

 

Adresse de courriel : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Téléphone : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

 

Souhaite adhérer (renouveler mon adhésion) à l’association « Quelle Terre Demain ? » - « Incroyables Comestibles »

en tant que membre (cotisation 2016 : 10 €)

membre bienfaiteur (cotisation de soutien : ………………………euros)

Je soutiens « Incroyables Comestibles » (80% des cotisations sont affectés à leur budget) :

 

Signature : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

 

CERGY le . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Merci d'adresser votre chèque (à l'ordre de Association Quelle Terre Demain ?) à l'adresse suivante :

Quelle Terre Demain

Maison de quartier - 20 Place des Touleuses – 95000 CERGY

 

Elisabeth Mauger                     

Référente "Incroyables Comestibles Cergy"

Tel: 06 66 88 31 37

Gérard SANDRET

Président de l'association

« Quelle Terre Demain ? »

 

 

 

30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:13

Jacques BASTIEN a été à l'origine de l'association "Quelle Terre Demain ?" qu'il a présidée pendant 11 ans.

Il vient de s'éteindre samedi dernier épuisé par une lutte contre des bactéries pathogènes.

Nous lui avons rendu hommage lors de notre émission sur la radio locale RGB et cette émission peut être écoutée ici :

http://www.radiorgb.net/podcast/quelle-terre-demain-juin-2016

Au revoir Jacques.

1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 10:22

CONSEIL D’ADMINISTRATION

DE L’ASSOCIATION

« QUELLE TERRE DEMAIN »

17 février 2016 à 20 h 30.

 

 

Présents :

Jacques BASTIEN,

Marc BOURGEOIS,

Asmaé DAVENEL,

Jean Marie DELATTRE,

Élisabeth MAUGER,

Gérard SANDRET

Patrick MEULEMAN (absent) est représenté par Julien BESNARD à qui il a donné pouvoir.

 

Le Conseil d’Administration procède à l’élection du bureau et désigne :

Président : Gérard SANDRET

Vice président : Jacques BASTIEN

Secrétaire : Elisabeth MAUGER

Secrétaire adjoint : Asmaé DAVENEL

Trésorier : Jean Marie DELATTRE

Trésorier adjoint : Elisabeth MAUGER

 

Le Conseil d’Administration donne pouvoir au porteur des présentes pour effectuer toutes les opérations requises par la loi et/ou nécessaires au fonctionnement de l’association (dépôt en préfecture, publicité, compte bancaire, assurance, …)

En outre tous pouvoirs sont donnés à Gérard SANDRET, Jean Marie DELATTRE et Elisabeth MAUGER pour faire fonctionner le compte ouvert sur les livres de la Société Générale. Les représentants susnommés pourront agir séparément.

Fait à Cergy, le 17 février 2016

Le secrétaire :                                                                      le président :

Elisabeth MAUGER                                                            Gérard SANDRET

1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 10:11

 

ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE

ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE (point 6 de l'ordre du jour)

17 février 2016

Maison de quartier de l’Orée du Bois

Place des Touleuses

95000 CERGY

 

PROCES VERBAL

 

Accueil et vérification du quorum

 

Le président accueille les participants et leur souhaite la bienvenue.

 

Le président constate sur la feuille de présence que le nombre de membres présents ou représentés (25) est supérieur à 2 fois le nombre d’administrateurs présents (3) : l’assemblée peut valablement délibérer

 

La séance est ouverte à 19 h 10

 

  1. Adoption de l’ordre du jour

 

Accueil et vérification du quorum

  1. Adoption de l’ordre du jour

  2. Adoption du CR AG du 30 septembre 2014

  3. Rapport moral 2015

  4. Rapport financier 2015

  5. Quitus financier

  6. ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE : Modification des statuts

  7. Retour à l'ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE : Adoption du règlement intérieur

  8. Montant des cotisations 2016

  9. Budget 2016

  10. Renouvellement du Conseil d'administration

  11. Questions diverses

Aucune question n'étant ajouté à l'ordre du jour, celui-ci est adopté

  1. Adoption du CR AG 2014

Le président demande s’il y a des modifications à apporter à ce document. Aucune remarque n’étant formulée, le CR de l’assemblée générale ordinaire du 30 septembre 2014 est adopté.

  1. Rapport moral

Le président lit le rapport moral (en annexe 1). L'essentiel :

  • l'arrivée des membres du mouvement citoyen « les incroyables comestibles » qui exerce son activité principalement sur le territoire de la Communauté d'Agglomération de CERGY-PONTOISE ;

  • l'annonce de sa démission pour raison de santé.

Il confie la présidence de la séance au secrétaire Gérard SANDRET

  1. Rapport financier

Le trésorier présente le rapport financier de l’exercice 2014 – 2015 (annexe 2)

  1. Quitus financier

Le président demande à l’assemblée générale de procéder au vote des résolutions relatives aux rapports financiers :

Résolution numéro 1

L’assemblée générale approuve le rapport financier de l’exercice 2014 - 2015 et donne quitus au bureau pour sa gestion

Contre : 0

Abstention : 2 (M. Bourgeois, N. Constans)

Pour : 23

La résolution est adoptée

De façon à pouvoir modifier les statuts le président de séance déclare ouverte l'Assemblée générale extraordinaire (majorité des 2/3 des membres présents ou représentés):

  1. Modification des statuts

Les statuts adoptés lors de la création de l'association se sont avérés trop compliqués. Le conseil d'administration présente le projet de modification des statuts afin de les simplifier (Annexe 3),

Résolution numéro 2

L’assemblée générale approuve la modification des statuts proposée par le conseil d'administration

Contre : 0

Abstention : 1 (N. Constans)

Pour : 24

La résolution est adoptée

Le président de séance déclare le retour à l'Assemblée générale ordinaire (majorité simple):

  1. Adoption du règlement intérieur

L'accueil des membres du mouvement « les incroyables comestibles » qui vont constituer un groupe de travail au sein de l'association demande que le fonctionnement soit clairement établi par un règlement intérieur. Le conseil d'administration présente le projet de règlement intérieur (Annexe 4),

Résolution numéro 3

L’assemblée générale approuve le règlement intérieur proposé par le conseil d'administration (annexe)

Contre : 0

Abstention : 1 (N. Constans)

Pour : 24

La résolution est adoptée

  1. Cotisation 2016 : montant des cotisations

Le conseil d'administration propose de fixer à 10€ le montant de la cotisation pour l'année 2016 et d'en reverser une partie au budget spécifique du GT des incroyables comestibles. Après débat il est proposé un reversement de 80%,

Résolution numéro 4 :

L’Assemblée Générale décide de fixer à 10€ le montant de la cotisation 2016 et d'attribuer 80% des cotisations versées par les membres du groupe de travail « les incroyables comestibles » au budget de celui-ci,

Contre : 0

Abstention : 0

Pour : 25

La résolution est adoptée à l’unanimité.

  1. Budget 2016

Le trésorier présente le projet de budget 2016 (annexe 5)

Résolution numéro 5 :

L’Assemblée Générale approuve le budget 2016

Contre : 0

Abstention : 0

Pour : 25

La résolution est adoptée à l’unanimité

  1. Renouvellement du conseil d'administration

Le président de séance fait appel à candidature au conseil d'administration :

Jacques BASTIEN, Marc BOURGEOIS, Asmaé DAVENEL, Jean Marie DELATTRE, Élisabeth MAUGER, Patrick MEULEMAN, Gérard SANDRET se déclarent candidats.

Résolution numéro 6:

L'assemblée générale désigne les candidats ci dessus au conseil d'administration

Contre : 0

Abstention : 0

Pour : 25

La résolution est adoptée à l’unanimité.

L’ordre du jour étant épuisé, le président de séance clôt l'assemblée générale à 20h15.

Il invite les membres élus du conseil d'administration à se réunir pour procéder à l'élection du bureau et donner les pouvoirs nécessaires à l'exécution des décisions de l'assemblée générale

o0o0o0o0o0o0o0

Fait à Cergy, le 17 février 2016

Le secrétaire :                                            le président :

Elisabeth MAUGER                           Gérard SANDRET

 

20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 09:32
Rendez vous le 1er juin 2015 : LA VILLE POTAGER
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 09:48

Ce soir de 19 à 20 heures, la radio RGB (99.2 FM et radiorgb.net) diffuse le numéro 66 du magazine du Développement durable animé par l'association "Quelle Terre Demain ?".

Cette émission sera consacrée au mois de l’Economie Sociale et Solidaire avec 2 invités :

  • Jean Philippe BRUN (ADESS95) avec qui nous analyserons la loi, ses avancées, ses manques et … ses décrets d’application (39 sont attendus) pour que la loi s’applique pleinement ;
  • Blandine FAUCON (CACergyPontoise chargée de mission ESS et entrepreunariat) qui présentera le programme du mois de l’ESS 2014 dans le territoire de la CACP

 

La partie « CERGY-PONTOISE en transition » accueillera Elina CORVIN qui rappellera ce qu’est ce mouvement citoyen et Catherine SIMON nous parlera des « Incroyables Comestibles » mouvement qui participe à « Ville en transition » et qu’elle est chargée de développer ici et ailleurs, elle nous le précisera. En novembre nous recevrons le SEL de CERGY-PONTOISE, autre participant actif à « Ville en transition ».

 

Dans nos rubriques habituelles, l’actualité du territoire fera le point avec Julien BESNARD sur l’opération « l’agglo sans mon auto » et l’agenda donnera les rendez-vous incontournables du mois à venir.

12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 09:30

Bonjour, Jacques. De quoi veux-tu nous parler aujourd’hui ?

Bonjour, je veux vous parler du SSE : Le Système Socio-Ecologique. Plus exactement je veux vous parler d’un article que j’ai lu dans Sciences et Avenir de septembre 2014, signé Loïc Chauveau, qui parle du SSE. C’est une démarche scientifique innovante qui a été présentée dans le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’étude du climat) le 31 mars dernier. Il s’agit de substituer aux affrontements sectoriels qui n’aboutissent à rien quand il y a conflits d’intérêts, une approche globale des problèmes qui prend en compte non seulement les aspects techniques des problèmes mais aussi et à part entière les aspects humains.

Mais cela ne me semble pas très nouveau comme démarche.

Si, parce que là il s’agit d’aborder les débats non seulement en s’appuyant sur les sciences dures (écologie, géologie, économie, gestion énergétique etc..) mais aussi en utilisant les sciences humaines (sociologie, anthropologie, géographie, histoire, droit etc…). Le but est de faire émerger des solutions durables. C’est d’ailleurs ce qu’évoque le titre de l’article : « Une vision globale pour rendre l’environnement durable ». On cherche à favoriser la « résilience », c’est-à-dire la capacité des écosystèmes à résister aux perturbations qu’ils subissent.

As-tu des exemples ?

Oui, on est ainsi passé de l’affrontement entre écologistes et pêcheurs à propos de la pêche des thons en Méditerranée au début des années 2000, à une gestion fine de l’espèce qui a ramené la paix. Un autre exemple très significatif est la gestion de l’eau dans les marais de la petite Camargue. La se trouvent confrontés les exploitants des roselières qui couvrent une partie du territoire, les pêcheurs, les chasseurs et les écologistes. Les uns et les autres ont besoin d’apports d’eau douce dans les marais à des époques différentes de l’année. Les roselières ont besoin d’eau au printemps et au début de l’été. Les chasseurs veulent attirer du gibier d’eau à l’automne, mais s’il y a trop d’eau douce à l’automne, les étangs progressent au détriment des roseaux. Les écologistes veillent à ce qu’une exploitation excessive des roseaux ne détruise pas la principale ère de reproduction d’oiseaux dont l’espèce est protégée. Les intérêts des chasseurs pourraient sembler anecdotiques mais la chasse représente un enjeu économique très important pour la région… Bref le problème est beaucoup trop complexe pour pouvoir être résolu dans l’affrontement des différentes parties. Aujourd’hui des outils de simulation sont développés en collaboration avec les chasseurs, les pêcheurs et les écologistes et on devrait aboutir à des solutions bâties ensemble, où chacun trouve son compte.

C’est, en fait, le « travailler ensemble » qui est source de progrès.

Oui, cela permet à chacun de prendre conscience des impacts de ses actions. Elinor Ostrom chercheuse en sciences politiques à l’université d’Indiana (Etats-Unis), prix Nobel d’économie en 2009, propose un cadre pour théoriser les liens entre la disponibilité d’une ressource, les utilisateurs de cette ressource et les règles qui encadrent son exploitation.

Nous ne doutons pas qu’un tel cadre nous soit fort utile dans les années de pénurie qui se profilent.

En effet. Voilà, j’ai tenté de vous transmettre ce que j’ai compris du Système socio-écologique, mais je compte approfondir mes connaissances sur le sujet en lisant « Résilience et environnement, penser les changements sociaux » de Raphaël Mathevet et François Bousquet paru chez Buchet-Chastel.

12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 09:22

L'épuisement du pétrole fait quasiment l'unanimité, mais il semble que les énergies renouvelables ne suscitent plus aujourd'hui autant d'enthousiasme, un doute s'installerait sur la nécessité d'accélérer ?

C'est un fait, il y a aujourd'hui un ralentissement sur le développement des EnR (énergies renouvelables), en effet elles nécessitent de forts investissements au départ, et donc la crise économique n'arrange rien.

Le Réseau Action Climat (RAC-France) vient de publier en mai un document intitulé «énergies renouvelables : en finir avec les idées reçues», qui fait un point sur les critiques formulées à son encontre, il passe en revue 11 thèmes, dont les coûts, les emplois créés, leur fiabilité, leurs limites d'utilisation, les contraintes de mise en œuvre, ...

Bien, commençons par les aspects économiques

Regardons l'hydroélectricité produite par les barrages, ce fut un lourd investissement au début du XXe siècle, mais avec un coût d'exploitation très faible, ces ouvrages sont largement amortis, et ils produisent encore.

Il en est de même avec l'éolien et le solaire photovoltaïque, d'autant plus que la baisse des coûts de fabrication des composants continue.

A noter que le bois est l'énergie de chauffage la moins chère, elle évite d'importer du pétrole ou du gaz, ses performances ont compensé sa forte croissance, et c'est une ressource locale qui génère des emplois locaux.

On nous répète que l'énergie nucléaire est l'énergie la moins chère, mais les coûts de démantèlement des 58 réacteurs nucléaires, chiffrés à 32 milliards d'euros, sont considérés comme sous-estimés par la Cour des Comptes dans son rapport de 2012, par ailleurs le chauffage électrique est le moins performant (ratio 2,58), c'est une aberration qu'il faut changer.

D'accord, mais on paie plus cher notre électricité pour aider les EnR ?

Pas seulement pour cette raison, dans notre facture, la CSPE (70€/an en moyenne) inclut aussi des tarifs sociaux et des péréquations tarifaires.

Les hausses tarifaires en cours et prévues ne sont pas liées aux EnR, mais répondent aux tensions géopolitiques sur les prix des énergies fossiles importées et à des besoins de renouvellement et de sécurisation des infrastructures existantes, il faut donc apprendre à consommer moins.

Certains disent que les EnR ne sont pas fiables, car intermittentes ?

Evidemment, il n'y a pas de soleil la nuit et le vent est variable, mais c'est une ressource gratuite, abondante, et qui ne s'épuise pas dans le temps.

Il y a donc nécessité de mixer avec d'autres EnR (biogaz, géothermie), de l'injecter dans des réseaux électriques intelligents et aussi de la stocker.

Les technologies EnR sont maitrisées, elles innovent en permanence, leur avantage est de produire localement, elles permettent aux acteurs locaux (citoyens, collectivités, PME) de choisir des stratégies énergétiques, de mutualiser des mix énergétiques et d'équilibrer production-consommation.

Concernant le stockage des EnR, on a encore besoin de recherche et de développement industriel pour faire baisser les coûts, les batteries ne concernent que les faibles stockages, on pense à l'hydrogène, au méthane de synthèse par combinaison avec le CO2, à l'air comprimé, à l'eau chaude.  

Et les agrocarburants, est-ce l'avenir pour le transport ?

Pas vraiment, surtout quand le transport consomme 1/3 de l'énergie totale.

En effet, même si les agrocarburants de 2e génération (tiges de végétaux au lieu des plantes cultivées, maïs, colza, …) atténuent la concurrence avec l'agriculture dédiée à l'alimentation humaine ou animale, on ne peut pas se baser sur les agrocarburants comme solution majeure, car cela contribue indirectement à augmenter la déforestation et à diminuer la biodiversité.  

En conclusion ?

Le document de RAC-France détaille bien d'autres aspects, on y trouve des idées pour que les EnR répondent à nos besoins énergétiques, certes réduits mais mieux maitrisés, et avec plus d'engagement citoyen.

Pour mémoire, rappelons qu'aujourd'hui, la consommation d'énergie se répartit ainsi : 900 Twh pour le chauffage, 650 pour le transport, et 300 pour les usages spécifiques de l'électricité (non substituables), cela peut guider nos priorités d'actions pour réduire nos consommations d'énergie.

Par ailleurs, un fort pourcentage d'EnR n'a de sens que dans une démarche de réduction des besoins, préservant un certain confort (isolation des logements, modes de transports partagés ou vélo, efficacité énergétique).

Développer les EnR contribue à une meilleure indépendance énergétique, favorise une stabilité des prix, crée des emplois et dynamise la vie locale.

Avec les EnR, on peut devenir un consom'acteur de nos besoins d'énergie.

12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 09:18

Tu as l’habitude de faire des chroniques dont le titre est souvent un paradoxe : celle d’aujourd’hui ne déroge pas à la règle en posant la question d’être payé pour économiser l’électricité. Comment est-ce possible ?

On sait que l’énergie électrique est difficilement stockable et donc qu’il faut produire celle qui va être consommée … et inversement ! Par ailleurs certaines régions sont parfois à la limite de la rupture d’approvisionnement à tel point que les fournisseurs demandent à leurs gros consommateurs de réduire leur consommation pendant ces périodes de tension sur la demande (grand froid, fortes chaleurs, …)

C’est particulièrement vrai en Bretagne par exemple. On comprend que la demande de réduction soit faite d’abord vers les grands comptes, mais est-ce suffisant ?

Non, car cette méthode a des limites : on ne peut pas réduire sans conséquences dangereuses la fourniture aux hôpitaux, à la signalisation routière, aux services publics, … Difficile aussi de demander à des industriels de réduire leur production, aux entrepôts d’augmenter la température des frigos, aux commerces de mettre leurs étals dans l’obscurité … Même si le développement actuel des « drive » participe de cette démarche de réduction de la demande d’énergie, mais aussi d’espace, de personnels, etc.

Alors où est le gisement accessible ? Les particuliers, les familles ?

Oui et ceci grâce à la révolution des Nouvelles Techniques de l’Information et les réseaux intelligents, les SMART GRIDS. Revenons en Bretagne : depuis 2008 cette région expérimente « l’effacement diffus » avec le dispositif ECOWATT. 52400 adhérents (volontaires et non rémunérés) sont avertis par SMS d’une saturation prochaine du réseau. Ils éteignent alors un ou deux appareils en fonction chez eux de façon à soulager le réseau en diminuant la demande.

Tu parles d’expérimentation : a-t’on déjà des résultats ?

Oui et ça marche ! La consommation baisse de 2 à 3%, ce qui est suffisant pour éviter la rupture. On pourrait dire que ce n’est pas grand-chose, mais cela correspond à la consommation d’une ville telle que Saint-Malo ou Quimper.

Les fournisseurs d’électricité envisagent de généraliser le système dès 2016.

Et comment cela va-t-il fonctionner ? Et qui fera quoi ?

C’est à cette date que sera installé le « marché des capacités » sur lequel le consommateur aura prise : c’est de sa capacité à réduire sa consommation que le marché va dépendre et l’électricité épargnée sera monnayée par des « opérateurs d’effacement ». La démarche restera volontaire et ne concernera dans un premier temps que les habitants de logements chauffés à l’électricité, c’est le bras de levier le plus efficace. Les logements seront équipés d’un boitier intelligent par l’opérateur.

Mais ensuite, quel sera le fonctionnement du système ?

C’est RTE le distributeur d’électricité qui signalera les risques de pénurie aux opérateurs qui enverront aux boitiers l’ordre de couper l’alimentation des radiateurs ou des chauffe-eau pendant quelques minutes, tout en informant l’habitant par SMS afin qu’il puisse refuser la coupure. Cette microcoupure ne sera même pas ressentie par les occupants du logement, mais selon une étude de l’ADEME l’économie réalisée si tous les foyers étaient équipés et si le système fonctionne toute l’année pourrait atteindre 20% par an ! Quand on parle de transition énergétique voilà un système intelligent !

Tu as parlé dans le titre de ta chronique d’être payé pour économiser l’électricité et jusqu’à maintenant tu ne parles que d’économies, alors où est la rétribution ?

Même si RTE a prévu que l’opérateur d’effacement doive rétribuer le consommateur qui aura réduit sa consommation, celle-ci sera de loin beaucoup moins importante que le montant des économies réalisées. Mais si cette rémunération n’était que la cerise sur le gâteau pour donner envie de le gouter ?

8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 15:12

Aujourd'hui, manger bio n'est plus un acte marginal, de plus en plus de français choisissent de s'alimenter bio, au moins partiellement, où en est-on exactement concernant ces nouvelles habitudes alimentaires ?

 

En 2014, 50% des français consomment bio au moins 1 fois/mois, 10% des français mangent bio quotidiennement, depuis l'année 2000 les surfaces cultivées en bio augmentent de 10%/an, et les ventes bio ont doublé en 5 ans pour atteindre 4,5 milliards d'euros (petite précision, la moitié liée à la grande distribution), … ce sont des chiffres qui montrent que la consommation bio progresse rapidement.

Ceci étant, il faut relativiser la part du bio, c'est aujourd'hui 2% du total de l'alimentation et 3,5% des terres agricoles, on est encore loin de l'objectif de 20% assigné pour 2020 par le Grenelle de l'environnement.

Mais surtout, avec cette croissance garantie sur le long terme, le bio devient un business agro-industriel, on retrouve donc des dérives connues.

 

Et quelles sont ces dérives du bio industriel ?

 

Eh bien, les mêmes que celles de l'agriculture intensive conventionnelle.

Le bio de masse aboutit à des monocultures sur de grandes exploitations, avec des phénomènes connus de dépendance par rapport à la grande distribution, qui fixe les normes, les calibres, … tire les prix vers le bas, importe de pays lointains, favorise les marques distributeurs, … tout cela diminue la transparence sur l'origine et sur les conditions de production.

Par ailleurs, comme l'offre nationale est inférieure à la demande, la grande distribution importe jusqu'à 30% de produits bio, de pays voisins (Espagne, Italie), souvent aussi de pays à main d'œuvre moins chère qu'en France.

De ce fait, la traçabilité et les contrôles résultent parfois insuffisants, voire laxistes, l'alimentation du bétail ou des volailles est loin d'être complètement bio, on incorpore parfois du maïs hybride, voire même transgénique, les animaux sont concentrés dans des conditions similaires aux élevages industriels, ... l'argent devient le moteur de la production bio.

 

On est bien loin de l'image écologique du bio ?

 

C'est évident, et le documentaire TV sur ARTE du 3 juin dernier, intitulé «produire bio: un business comme les autres» illustre clairement cette illusion sur la production bio, avec des enquêtes en Allemagne, en Espagne, en Roumanie, en Chine, qui détaillent bien les dérives du bio industriel.

Dans ces reportages, on voit des petits exploitants bio, très respectueux des pratiques de culture écologiques et ancrés sur le marché local, qui ont du mal à résister devant des investisseurs étrangers.

Ces investisseurs achètent à bas prix des terres agricoles dans des pays de l'Est comme la Roumanie, où de plus ils bénéficient de subventions de l'Union Européenne pour la conversion au bio, avec des pratiques à hauts rendements de monocultures, parfois hors sol, parfois irriguées avec de l'eau polluée, ils développent des élevages bio … et intensifs (?), avec une production en priorité pour l'exportation, et ... des ouvriers moins payés.

 

Y a-t’ il d'autres inconvénients du bio industriel ?

 

Par exemple, le bio industriel cherche à garantir des produits bio tout au long de l'année, avec donc des procédés de réfrigération et certains additifs de conservation, en ajoutant le transport cela fait plus de CO2, alors que le bio devrait privilégier des produits frais, de saison et locaux.

Par ailleurs, le bio industriel requiert de grands volumes d'eau d'irrigation pour des cultures souvent hors sol et en serres, alors que le bio devrait utiliser un sol vivant humide, avec paillage, eau de pluie et peu d'irrigation.

En ce qui concerne les labels bio, très nombreux, ils peuvent être assez exigeants et conformes à l'esprit bio (ex : label bio-cohérence), mais certains s'accommodent plutôt avec des objectifs davantage commerciaux.

Enfin, l'Union Européenne favorise implicitement le bio industriel avec des normes communes moins exigeantes que les meilleurs labels nationaux.

 

En conclusion, peut-on vraiment s'alimenter bio, comment choisir ?

 

Soyons pragmatiques, le bio industriel applique progressivement les mêmes règles productivistes que l'agriculture intensive conventionnelle, avec des conséquences environnementales et sociales similaires, avec bien entendu un peu moins de pesticides et d'additifs toxiques, c'est à dire qu'il adapte sournoisement le bio aux règles d'une économie mondialisée, … aujourd'hui on a franchi une étape, les investisseurs croient à l'avenir du business bio.

Alors que faire ? Avant tout consommer local, du bio s'il est bien connu, sinon des produits locaux, plutôt non transformés, issus d'une agriculture responsable, dont on connaît l'origine et le mode de production, privilégier aussi l'éthique, le social, l'environnement dans notre alimentation, être vigilant sur le tout bio industriel, qui peut tromper les consommateurs.