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sur la radio RGB (99.2)

La radio de l'agglomération nous accueille



- chaque semaine, une chronique diffusée à 8h13, 13h13 et 17h13
- chaque dernier mercredi du mois de 19 h à 20h, une émission autour de 4 thèmes : les informations du développement durable, l'interview d'un acteur engagé, le débat, les informations pratiques

le manifeste

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Réunions prévues

Date Heure Lieu Objet Participants
25 nov 2009
19 à 20h
RGB 99.2
magazine du Développement Durable

20 nov 2009
20h30
Cergy MQ des Touleuses
Copenhague : conférence-débat











 
   
 
 
     
 
 
     
 

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POURQUOI ,


Des citoyens inquiets de l’état de la planète soumise à tous les excès des développements qui ne la respectent pas ont décidé de se réunir pour faire « quelque chose »

L’association « Quelle Terre Demain ? » veut mettre en œuvre les moyens nécessaires à la seule réponse qui vaille : une Terre vivante, hospitalière, généreuse, pour demain et les jours qui vont suivre pour nos enfants et tous leurs descendants


Il est temps de faire quelque chose.
De faire savoir ce qui est en train de se produire.

De comprendre les conséquences de nos comportements.

D’apprendre les gestes qui sauvent
De les mettre en œuvre

C’est l’objectif que poursuit l’association « Quelle Terre Demain ? »

                                                                                                                                                                                                                                     

Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 18:10

Pour écouter la chronique :

 

L'Homme et la Nature by quelle terre demain

 

L'HOMME ET LA NATURE

 

Jacques, tu nous parles aujourd’hui de la relation de l’homme et la nature ?

 

Oui, c’est en parcourant la dernière revue de presse de Florence de Monclin, que j’ai trouvé qu’il pourrait être intéressant de rapprocher quelques-unes des dépêches qu’elle avait sélectionnées sur le thème de la biodiversité.

 

Par exemple ?

 

Eh bien, j’ai été ravi d’apprendre qu’au Rajasthan, au nord-ouest de l’Inde, les Bishnois vivent en harmonie avec leur environnement depuis le XVe siècle. C’est le photographe Franck Vogel qui nous raconte çà dans un reportage qu’il expose en ce moment à Paris.

La légende dit qu’une terrible sècheresse s’était abattue sur le Rajasthan et que pour survivre la population s’était mise à couper des arbres et à tuer des animaux sans discernement. Fort heureusement un prophète, Jambo-Ji réfléchit, il leur dit : "Si vous continuez comme ça, bientôt, il n'y aura plus rien." et il rédigea 29 préceptes pour vivre en harmonie avec son environnement.

Depuis cette époque, les Bishnois sont tellement imprégnés de ces préceptes qu’ils ne mangent plus de viande, qu’ils considèrent les animaux comme leurs enfants et qu’ils sont même prêts à sacrifier leur vie pour une gazelle…

 

En effet, on est loin de nos civilisations de paradis artificiels. Mais qu’as-tu vu d’autre ?

 

J’ai appris que dans ce même pays, l’Inde, des commandos armés vont être déployés dans la jungle du sud pour empêcher les braconniers de capturer et de tuer les tigres dont le nombre a fortement diminué.

C’est vrai que l’Inde est un pays immense, mais le contraste avec le Rajasthan m’a semblé saisissant.

 

D’autres trouvailles ?

 

Oh, des histoires de harengs, qui se seraient échoués sur une plage de Norvège. Il y en aurait eu près de 20 tonnes ! Là on s’oriente vers des causes naturelles du genre panique devant un gros prédateur…

Une autre dépêche, elle, évoque des incidents survenus aux Etats-Unis dans la région de Santa Cruz, en Californie en 1961 et en 1991.

Des milliers d’oiseaux seraient venus s’écraser contre les maisons, à 3h du matin, en répandant une forte odeur de poisson. Alfred Hitchcock s’en serait même inspiré pour documenter son film «Les oiseaux» qui était en préparation à cette époque.

Là aussi on avance aujourd’hui une explication naturelle : l’accumulation pour des causes météorologiques, d’une diatomée toxique, avalée par des poissons, eux-mêmes pêchés par les oiseaux. Cette diatomée est connue pour ses effets perturbateurs sur le système neurologique.

 

Aurais-tu quelque chose de plus réjouissant ?

 

Bien sûr : toujours aux Etats-Unis, la réintroduction des loups a été bénéfique pour les arbres du parc de Yellowstone… En effet, ils ont permis de limiter la population des élans qui ont la fâcheuse manie de grignoter les jeunes pousses de peupliers, de saules et de trembles. Un effet secondaire a été d’offrir de nouveaux abris dans les arbres pour les oiseaux et les castors.

 

Elle est vraiment hétéroclite ta chronique d’aujourd’hui !

 

Pas tant que çà : elle montre bien les interactions complexes qui existent au sein de la nature. Tout est lié, et toutes les perturbations entraînent des changements d’équilibre qu’il est difficile de prévoir.

Alors, quand on sait qu’en ce moment même le Dakota du nord est soumis à un mitage invraisemblable par des milliers d’exploitations de schistes bitumineux anarchique dans l’indifférence des responsables politiques : je n’ose pas imaginer les dégâts environnementaux qui doivent en résulter. Quant à la population, je suppose qu’ils ne sont pas assez nombreux pour avoir le moindre poids électoral !

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 16:17

 

continuer ou arrêter le nucléaire ? by quelle terre demain

 

CONTINUER OU ARRÊTER LE NUCLEAIRE ?

 

Depuis la catastrophe nucléaire à Fukushima au Japon, en mars 2011, le débat concernant une sortie définitive du nucléaire a été relancé, plusieurs pays l'envisagent sérieusement, l'Allemagne l'a décidé et a fixé un calendrier, qu'en est-il pour la France ?

En termes de production d'électricité, la France est en 2011 le pays le plus nucléarisé (74%, avec 58 réacteurs, dont les 2/3 mis en service pendant les années 80), dans les autres pays (USA, Japon, Russie, Allemagne, ...) l'électricité nucléaire reste inférieure à 30%, et au niveau mondial le nucléaire représente 16% de la production totale d'électricité.
Cette prédominance exceptionnelle du nucléaire en France conditionne les enjeux énergétiques et les politiques industrielles qui y sont associées.
Les stratégies envisagées vont depuis le scénario de renforcement du nucléaire jusqu'au scénario négawatt pour sortir progressivement du nucléaire, avec des arguments qui reflètent des visions très distinctes du développement industriel et des enjeux pour les générations futures.
 
Quels sont les arguments pour continuer le nucléaire ?

La stratégie «pro-nucléaire» met en avant des critères, parmi lesquels:
-   l'expérience et la maitrise confirmées de la technologie nucléaire,
-    un coût de production d'électricité inférieur aux autres solutions,
-    une industrie forte garantissant de nombreux emplois spécialisés et un savoir-faire industriel compétitif à l'exportation,
-    l'énergie nucléaire est décarbonée (pas d'émissions de CO2),
-    la moindre dépendance des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon),
-    l'arrêt du nucléaire serait destructeur pour l'économie et l'emploi.     

Et quels sont les arguments pour arrêter le nucléaire ?

Le scénario «sortir du nucléaire» propose des objectifs, parmi lesquels:
-    une politique immédiate très volontariste de sobriété et d'efficacité énergétique  (isolation des bâtiments anciens, équipements moins énergivores, lutte contre le gaspillage), pour arriver à -65% en 2050,
-    un recours prioritaire aux EnR (91% en 2050), au gaz à court terme,
-    ne plus utiliser l'électricité pour le chauffage (7 millions de foyers), développer les équipements de cogénération (chaleur + électricité),
-    un arrêt maîtrisé des centrales nucléaires en 2033, soit en 22 ans,
-    une gestion territoriale de l'énergie, coordonnant efficacement des ressources locales et diversifiées d'énergies et des services de bon niveau en chaleur-mobilité-électricité spécifique, visant à la fois une autonomie énergétique et la création d'emplois non délocalisables,
-    une transition énergétique avec une responsabilisation citoyenne.

Qu'en est-il aujourd'hui des questionnements sur le nucléaire ?

Le débat sur le nucléaire se révèle d'autant plus urgent, et complexe à la fois, que l'échéance de rénovation des réacteurs (après 30 ans) devient une réalité pour les prochaines années, que les audits post-Fukushima révèlent des insuffisances de sûreté face à des risques exceptionnels, que le  démantèlement des centrales nucléaires (il faut 20 à 30 ans) sera probablement plus coûteux que prévu, et aussi que la maitrise à long terme des déchets radio-actifs (dangereux pour l'homme sur 100 à 10.000 ans), même avec la meilleure technologie à ce jour (conteneurs stockés à grande profondeur), soulève des incertitudes et des craintes pour le futur.
 
Est-ce réaliste de sortir facilement du nucléaire ?

Avec ou sans nucléaire, compte-tenu de l'âge des centrales nucléaires, il faudra les démanteler, seule change l'échéance, c'est un coût masqué qu'il faudra assumer dans les prochaines 30 années.
Sortir du nucléaire exige impérativement une volonté collective de réduire fortement nos consommations d'électricité au rythme de l'arrêt des centrales nucléaires et en même temps de développer les EnR, c'est notre responsabilité à tous (collectivités, entreprises, individus), les stratégies politiques diffèrent sur l'appréciation de la capacité de notre société à réussir ces changements dès maintenant et sur plusieurs décennies.
A noter que la réduction de CO2 par des économies d'énergie est un enjeu majeur au regard de la non émission de CO2 des centrales nucléaires.

En conclusion ?

Le choix énergétique aujourd'hui est le suivant : continuer une politique  centralisée avec une électricité nucléaire dominante et un % d'EnR, ou miser sur une double politique très volontariste de sobriété énergétique et de recours prioritaire aux EnR locales à une échelle territoriale, c'est un choix politique, c'est aussi notre responsabilité d'un autre comportement.


Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 18:30

APRES LES HUITRES, LE CAFE ET LE CHOCOLAT ?

 

Bonjour Gérard, tu m’as alerté tout à l’heure en maugréant «après les huîtres, c’est le tour du café et du chocolat» : que voulais-tu dire ?

 

On a déjà parlé des huîtres (une de mes gourmandises !) dont la production chute d’année en année à cause d’une maladie qui décime les naissains. C’est déjà arrivé dans le passé, on a remplacé les variétés malades par d’autres (canadienne, portugaise, japonaise, etc.). Je fais confiance à l’IFREMER pour en développer d’autres.

Mais pour le café et le chocolat (le cacao plutôt), il ne s’agit pas seulement de maladie.

 

Tu veux dire que le café et le cacao vont devenir rares et même disparaître ?

 

Il en est question, et crois-en un amateur de ces denrées, la situation va devenir inquiétante : pas seulement pour moi (j’ai déjà supprimé le tabac, je pourrai me passer de café ou de chocolat) mais surtout pour les pays producteurs, très souvent dépendants d’une monoculture et enfin pour ces millions de personnes (25 millions !) qui vivent de cette production «marchande» par opposition à une agriculture vivrière : c’est pour satisfaire nos appétits que ces pays et leurs habitants, ont été spécialisés dans des systèmes de monoculture intensive.

 

Mais je n’ai pas encore compris la menace, ce qui pourrait bouleverser ces productions, les raisons de tes craintes …

 

Le dérèglement climatique, le réchauffement de la planète … Caféier et cacaoyer sont des plantes exigeantes en matière de conditions climatiques. J’ai vu des plantations de caféiers ou de cacaoyers dans des forêts qui apportaient de l’humidité et atténuaient la rigueur du soleil … Que se passera-t’il si la température augmente ?

D’autre part ces arbustes sont la cible de maladies parasitaires dont la prévalence pourrait augmenter avec l’élévation de température.

Donc en résumé, sécheresse et maladies sont à craindre. Plusieurs études récentes tirent la sonnette d’alarme.

 

Mais d’où te vient cette crainte ? D’abord pour le café

 

Au Costa Rica, producteur d’un des meilleurs arabicas du monde, des producteurs abandonnent leurs plantations car le caféier a besoin d’alternances nettes entre saison sèche et saison humide, permettant d’éliminer les parasites : l’accumulation d’évènements climatiques extrêmes perturbe ce rythme et se traduit par une diminution importante de la production. Alors ils abandonnent et livrent leur terre à la spéculation immobilière de loisir.

 

Et pour le chocolat ?

 

Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent 70% du cacao mondial : les cacaoyers sont déjà actuellement assez mal en point et l’augmentation annoncée de 2,3 °C d’ici 2050 pour ces pays va tuer cette ressource : une solution consisterait à déplacer les cultures vers des zones moins chaudes, en altitude par exemple : mais ces pays n’ont pas de montagnes, ils sont plats, donc condamnés à abandonner la culture du cacao : ces cultivateurs seront-ils considérés comme des réfugiés climatiques ?

 

Quelles conséquences pour nous ?

 

Une augmentation des prix qui va amener la tasse de café ou le ballotin de chocolat au niveau du caviar … mais ce n’est pas notre situation qui doit prévaloir dans le raisonnement, c’est celle des populations qui vivent de notre gourmandise : que feront-elles si on ne peut plus acheter leur production ou s’ils ne peuvent plus produire pour satisfaire notre appétit ?

 

Ne peut-on pas chercher à mettre au point des variétés capables de s’adapter à ces conditions climatiques nouvelles ?

 

Oui et après ? Leur dépendance à la monoculture sera plus grande encore quand Monsanto ou Pioneer leur vendront les plants modifiés !

Non, crois moi, il est grand temps de les aider à reconvertir leur agriculture vers une production non marchande mais vivrière, c'est-à-dire leur donnant les moyens de vivre dignement, quitte pour nous à apprendre à consommer moins de café et de chocolat.

D’ailleurs mon médecin me le conseille chaque fois que je le vois !

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 13:00

 

 

Délire énergétique by quelle terre demain

 

 

DELIRE ENERGETIQUE

 

Bonjour Jacques. Tu as intitulé ta chronique de ce jour «Délire énergétique». De quoi s’agit-il ?

 

Une fois n’est pas coutume : aujourd’hui c’est moi qui ai envie de pousser un grand «coup de gueule». C’est un projet dont parlent l’AFP d’une part et le Figaro d’autre part qui m’a fait hurler : Il ne s’agit de rien de moins que de bâtir une immense centrale solaire au Maroc pour alimenter l’Europe en électricité !

 

Une centrale solaire ? C’est mieux qu’un réacteur nucléaire, tu ne crois pas ?

 

Sans doute, mais en premier lieu, ce qui me choque, c’est la distance : Il s’agit de transporter de l’électricité sous très haute tension sur des milliers de kilomètres. Cela veut dire installer des milliers de kilomètres de câbles de cuivre, des dizaines de milliers de pylônes. Quand on constate que la raréfaction du cuivre dans le monde entraîne une flambée des prix sur le long terme, cela déjà me pose de sérieuses questions.

 

Et en dehors du problème du cuivre, la distance ne va-t-elle pas entraîner d’énormes pertes en ligne ?

 

Pour ces messieurs les technocrates, la très haute tension utilisée va limiter les pertes à 3% pour 1000 km, auxquelles il faudra ajouter 2% à l’entrée et à la sortie du réseau très haute tension. Ouarzazate-Berlin environ 3000 km, 13% de pertes, on n’est pas à ça près !

 

Bon, je vois que c’est une notion de gaspillage qui te travaille.

 

Oui, en premier lieu : Le projet est évalué à 400 milliards d’euros à échelonner d’ici 2050. Ca n’engage que moi, mais personnellement je ne serais pas étonné qu’en final il ait coûté le double. Ca ne serait pas la première fois ! Mais, d’ores et déjà, 400 milliards d’euros, ça n’est pas négligeable.

Mais il y a un autre aspect qui me fait bondir : Le discours officiel de la Commission Européenne est que si l’Europe veut réduire de 85% ses émissions de carbone à l’horizon 2050, elle devra importer de l’énergie propre.

Ainsi, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes : non seulement l’Europe va aider l’Afrique à se doter des moyens de satisfaire ses propres besoins énergétiques qui vont doubler d’ici 2030, mais ce faisant elle va bénéficier d’apports supplémentaires en énergie propre !

 

Cela semble assez judicieux comme raisonnement. Pourquoi cela te fait-il bondir ?

 

Tout simplement parce qu’une fois de plus, on ne pense qu’à accroître nos ressources énergétiques, sans faire de la réduction de notre consommation une priorité. Parce qu’une fois de plus dans l’évaluation du coût environnemental, on néglige le coût de l’édification des infrastructures qui vont être «pharaoniques» comme aiment à le souligner les journalistes. Parce qu’une fois de plus on préfère les énormes installations centralisées aux petites structures locales, plus souples et moins vulnérables.

Mais ne crois-tu pas que les techniciens, les décideurs politiques s’appuient sur des dossiers sérieux, soigneusement étudiés et documentés et qu’ils choisissent les solutions les meilleures ?

 

Peut-être ai-je tort, mais permets-moi d’être sceptique. Je crains que le plus souvent ce soient des intérêts particuliers, souvent gigantesques, il faut le reconnaître, étayés par un lobbying très actif et efficace qui orientent les choix de nos décideurs.

Tant que nos technocrates et nos politiciens feront l’économie d’une remise en question de notre mode de vie, tant qu’ils se contenteront d’une analyse partielle des coûts environnementaux et sociétaux de leurs décisions, le développement durable restera une banderole électorale. Donc allons nous préparer à résister aux conséquences d’un réchauffement climatique moyen de 5° à l’horizon 2100.

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 13:30

 

la croissance a t'elle atteint une asymptote ? by quelle terre demain

 

ET SI LA CROISSANCE AVAIT ATTEINT UNE ASYMPTOTE ?

 

Le titre de ta chronique «et si la croissance avait atteint une asymptote» demande que tu expliques les 2 mots

 

D’abord la croissance : la croissance économique désigne la variation positive de la production de biens et de services dans une économie sur une période donnée. On la mesure généralement par l’augmentation du PIB, produit intérieur brut. Pour certains économistes il n’y a de croissance que lorsque le PIB augmente plus vite que la population.

L’asymptote est la propriété d’une courbe (par exemple l’évolution annuelle du PIB) qui tend vers l’horizontale, ce qui est le cas quand la croissance est nulle.

 

Donc tu sous-entends que la croissance nulle devient la norme ?

 

En effet, rappelles toi la chronique de Jean-Pierre la semaine dernière sur la surconsommation : il y décrivait que le principal risque est lié au croisement entre la population mondiale et la consommation par habitant.

Pendant des millénaires, des centaines de milliers d’années l’humanité s’est développée en utilisant les ressources de la nature mais sans surconsommer, ni globalement ni individuellement. Depuis la fin du moyen âge cet équilibre s’est rompu, non pas brutalement, mais insidieusement.

 

Pourrais-tu donner quelques chiffres ?

 

Le PIB annuel par habitant de la planète était d’environ 500 dollars, et ce quelle que soit la région du monde. A partir du 15èmesiècle on voit se dessiner une légère augmentation surtout due à l’Europe occidentale, puis à partir du 19ème, de l’Amérique du nord. Et cette augmentation ne fait que s’accélérer. Aujourd’hui l’écart va de 1.000 dollars pour l’Afrique à plus de 20.000 pour l’Europe et près de 30.000 pour l’Amérique du nord.

 

Alors pourquoi parles-tu d’asymptote, donc d’arrêt de la croissance du PIB actuel ?

 

Tu connais le proverbe des boursiers : un arbre n’atteint jamais le ciel. Et si c’était la même chose pour la croissance ? En effet, et pour reparler de la surconsommation, il faut se rappeler que cette année c’est le 27 septembre que l’humanité a consommé ce que la planète peut lui fournir de biens et services. Depuis nous surconsommons, et pour reprendre une expression que j’aime particulièrement c'est-à-dire qu’après avoir mangé les pommes, nous mangeons le pommier : qui nous donnera des pommes demain ?

D’ailleurs regardes ce qui se passe dans beaucoup de pays européens : on annonce une croissance nulle ou même une récession pour les années qui viennent. Alors je m’interroge : est-ce que cette tendance ne va pas devenir la règle ?

 

Mais comment va-t-on faire, quels sacrifices faire, alors que la part de pauvres ne fait que croître en France, en Europe, même aux USA ?

 

Et dans le même temps l’écart s’accroit entre les plus riches et les plus pauvres. C’est la même chose pour des régions entières du globe : l’écart entre les pays globalement riches et les pays pauvres ne fait qu’augmenter.

Quand l’Afrique multipliait son PIB par tête par 2, les pays occidentaux l’ont multiplié par 500 !

Ce qui veut dire que la croissance bénéficie surtout à une minorité qui tire profit de cette augmentation de productivité, alors que la majorité subit ces transformations de façon souvent traumatique et ne retire aucun bénéfice ni en niveau de vie, encore moins en qualité de vie, de la croissance économique.

Et ceci est encore plus vrai dans les pays émergents, Chine, Inde en particulier où d’énormes fortunes s’établissent en détriment des plus pauvres maintenus en état de quasi esclavage.

 

Alors que faire ?

 

Jean-Pierre l’a dit et je le répète : il faut faire baisser la surconsommation qui est souvent une consommation futile et vaine, de façon à partager les richesses et surtout les ressources.

On a parlé d’économie aujourd’hui, mais il ne faut pas oublier que le Développement Durable est l’équilibre entre l’économie, l’environnement et le social : n’oublions pas le devoir de solidarité.

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 10:35

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Par bureauQTD
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 15:00

 

La Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise s'est vue remettre au Sénat le label de l'édition 2011 des Rubans du développement durable. Une distinction qui récompense la démarche adoptée par l'agglomération dans la mise en œuvre de son Agenda 21 - Plan climat territorial.

Ce label d’excellence, créé en 2003 distingue les collectivités qui intègrent efficacement le développement durable dans l'ensemble de leurs politiques. Sur cette 9ème édition, 7 collectivités ont obtenu ce label d’excellence, dont la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise, seule collectivité francilienne à être primée en 2011. Une distinction qui vient récompenser une politique pro-active en matière de développement responsable et durable. 

 

rubans dd  

Le développement durable dans l’agglomération de Cergy-Pontoise : une démarche volontariste, des actions concrètes et pérennes

Dans sa démarche de développement durable, la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise a lancé une première concertation avec les Cergypontains en 2007. En 2010, elle adopte son Agenda 21 – Plan Climat. Puis suivront la création du Conseil consultatif du développement durable (véritable laboratoire d’idées réunissant acteurs économiques, associatifs, universitaires et institutionnels du territoire), la réalisation d’un diagnostic territorial, d’un Bilan Carbone®, mais aussi l’organisation de nombreuses réunions publiques et de visites de terrain, et une information permanente mise à jour sur Internet.

  • « C’est aussi pour cela que ce label des Rubans est important, précise Dominique Lefebvre. Il est un moyen de valoriser nos actions auprès des Cergypontains. Notre agglomération, issue de la Ville Nouvelle des années 70, continue à se développer. Ce développement, nous faisons en sorte qu’il soit durable, qu’il préserve notre cadre de vie et réduise les inégalités. Une démarche qui n’est pas toujours facile à expliquer, notamment en matière de construction de logements. C’est aussi cette stratégie que ce label vient conforter »

Pour mettre en œuvre son Agenda 21 – Plan Climat, la Communauté d’agglomération a retenu quatre axes stratégiques :

  • conforter l’attractivité du territoire
  • œuvrer à son développement équilibré et durable
  • renforcer les solidarités
  • rendre la Communauté d’agglomération exemplaire

Quelques exemples de réalisations concrètes, extraites des 71 actions du programme :

  • l’adoption d’un Plan Local de l’Habitat, qui conforte la mixité sociale,
  • le lancement du système de vélo en libre-service VélO2, qui encourage les déplacements non-polluants,
  • la mise en œuvre de la plus grande chaufferie biomasse publique de France, qui avec l’incinération des ordures ménagères, permet au réseau de chauffage urbain de Cergy-Pontoise de fonctionner à 66% à partir d’énergies renouvelables,
  • L’extension HQE du Théâtre 95, première salle de spectacles conçue dans cette démarche en France,
  • La gestion écologique des espaces verts

 

Une nouvelle phase de concertation à l'automne 2012

Une nouvelle phase de concertation avec la population est d’ailleurs prévue pour l’automne 2012 : on y parlera résultats concrets et ajustement des objectifs à venir. Une démarche en totale cohérence l’esprit du Label, qui récompense l’équilibre entre réflexion, concertation et action et une équation particulièrement bien maîtrisée par la CACP qui se fixe les mêmes objectifs globaux que les objectifs nationaux et internationaux en matière de développement durable, à savoir :

  • D’ici 2020 : diminuer de 20% les émissions de gaz à effet de serre (GES), augmenter à 20% la part des énergies renouvelables et améliorer de 20% l’efficacité énergétique ;
  • D’ici 2050 : diminuer de 75% (facteur 4) les émissions par rapport au niveau de 1990.

Pièces jointes

Pièces jointes

Par bureauQTD - Publié dans : Développement Durable
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 14:30

 

 

Le vrai risque pour l'avenir : la surconsommation by quelle terre demain

 

 

LE VRAI RISQUE POUR L'AVENIR : LA SURCONSOMMATION !

 

Bonjour Jean-Pierre, tu vas nous parler aujourd’hui de surconsommation, ce qui tombe assez à propos à notre époque et vis-à-vis de Noël…

 

Bonjour, oui, comme d’habitude mon inspiration pour ces chroniques me vient du Monde et en particulier de l’article «le vrai risque pour l’avenir : la surconsommation» paru le 2 novembre dernier.

On reviendra sur Noël dans un second temps.

 

Et de quoi parlait cet article ?

 

Eh bien il présentait les principaux risques encourus par l’humanité.

L’ONU vient d’annoncer que l’on a franchi la barre des 7 milliards d’êtres humains sur Terre. Cela semble une vraie menace au vu des ressources limitées de notre brave Terre. Il va falloir nourrir tout ce monde alors que les 10 milliards sont annoncés comme maximum pour la fin de ce siècle, et qu’il faut aussi digérer les déchets de ceux-ci, sans parler de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ce que l’on met en évidence avec un indicateur comme l’empreinte écologique par exemple.

 

Tu parlais des risques au pluriel, y en a-t-il d’autres ?

 

Oui, en fait selon l’auteur, Frédéric Julien, chercheur en science politique à l’université d’Ottawa, le principal risque n’est pas lié à la démographie croissante, mais au croisement entre la population mondiale et la consommation par habitant. C’est le produit de ces 2 variables qui donne la mesure du risque.

Hors autant la population mondiale semble se stabiliser vers un maximum du fait de la politique de contrôle des naissances, fort efficace sauf peut-être encore pour quelques pays africains. Le nombre d’enfants par femme est passé de 6 à 2.5 dans les 60 dernières années.

Autant la consommation mondiale suit une courbe ascendante !

 

Et comment montre-t-on cela ?

 

Avec quelques chiffres :

- Entre 1961 et 2007, l’Amérique du Nord a vu sa population augmenter de 39% alors que son empreinte écologique augmentait de 160% !

- Cette Amérique compte pour 5% de l’humanité, mais représente 17% de son empreinte écologique… Hors c’est à ce mode de vie là qu’aspire la majeure partie du reste de monde !

- Le modèle économique mondial vise une croissance économique maximale et infinie ; d’ici à 2050, la taille de l’économie mondiale devrait tripler !!

 

Mais n’y a-t-il pas des efforts faits pour atténuer cela ?

 

Oui bien sûr :

- Les USA et la Chine ont annoncé une baisse de leurs empreintes CO2 par point de PIB, mais cela n’inverse pas pour le moment la tendance à la hausse tant celle-ci est forte ;

- nombre d’efforts sont mis sur l’efficacité énergétique et encore trop peu sur la sobriété, de sorte que 2010 a été une année record en émission de CO2 et que les +2° d’augmentation des températures s’éloignent à vitesse grand V pour laisser place à +3°, +5° voire +6°, soit un scénario catastrophe selon les experts du GIEC…

 

Et alors que peut-on faire ?

 

Comme toujours, en attendant les réponses politiques nationales européennes ou internationales avec la conférence de Durban en cette fin 2011, il faut que le citoyen agisse à son niveau et essaie d’entrainer avec lui sa famille, ses collègues, ses amis… car le changement viendra aussi de la société civile comme le montre le mouvement des indignés, présent sur le parvis de La Défense en ce mois de novembre.

Les fêtes de Noël sont un bon exemple de surconsommation ; Noël en a perdu son âme, elle qui devrait être un rassemblement autour de l’enfant, d’attention et de solidarité… C’est devenu un produit marketing symbole de surconsommation de cadeaux, des montagnes pour les enfants et pour les adultes mêmes, vite revendus sur internet ; ou de suralimentation. Chacun peut renoncer à cela et proposer un autre Noël plus frugal, plus solidaire…

 

Quelle est ta conclusion à cette histoire ?

Je l’emprunte à l’auteur :

«Il faut faire du dossier de la surconsommation une priorité !

Les plans d’actions font défaut et, en vérité, rares sont ceux qui voient l’enrichissement infini d’un mauvais œil. Il faut dire que ralentir le train de vie de l’humanité sane enfermer les pauvres ‘’qui font des enfants’’ dans la misère nécessiterait certains sacrifices des riches ‘’qui n’en font plus’’ !».

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 17:15

 

Je dispose de 130 esclaves by quelle terre demain

 

 Mais Gérard te rends tu compte de ce qu’annonce le titre de ta chronique de ce jour ? Tu disposes de 130 esclaves ?

 

Oui et je ne suis pas le seul, chaque européen (ou américain, ou … d’autres) dispose de 130 esclaves : je comprends ton étonnement, mais je persiste et signe : je dispose de 130 esclaves.

 

Mais ce que tu dis est scandaleux ! L’esclavage a été aboli en France par Victor SCHOELCHER en 1848, il a été aboli dans la plupart des pays ? Alors pourquoi soutenir que toi et chacun d’entre nous disposons de 130 esclaves ?

 

Est-il vrai que l’esclavage a été aboli ? On entend trop souvent parler d’esclavagistes (il ne faut pas parler d’employeurs) qui, en France, au 21ème siècle, exploitent des jeunes femmes privées de leur passeport et de tous droits sociaux, sans rémunération, au service de leurs maîtres 7 jours sur 7 et 24 h sur 24. Mis il s’agit là de délits, de crimes, … Il existe une autre forme d’esclavagisme plus pernicieuse, et j’en reviens à mes 130 esclaves : en fait je dispose (sans en être conscient) de 30 esclaves réels et de 100 esclaves virtuels.

 

Attends, ça se complique : parlons d’abord de ce qui parait le plus scandaleux, tes 30 esclaves « réels » : de qui s’agit-il ?

 

De tous ceux qui travaillent pour moi (et d’autres, bien entendu), contraints, exploités, sans être payés, sans protection sociale, dans des conditions de travail indignes : ce sont surtout des immigrants, des enfants, des femmes … On estime à 27 millions le nombre de ces esclaves dans le monde : ils fabriquent mes vêtements, chaussures, jouets, produits d’hygiène, matériel informatique et de loisir, aliments, meubles, objets de décoration, etc. etc.

 

Tu as parlé de tes 30 esclaves personnels : comment peux-tu en estimer le nombre ?

 

La revue TERRA ECO nous en fournit le moyen, le site « slaveryfootprint » autrement dit en français « l’empreinte esclave », ce site nous permet de calculer le nombre d’esclaves qui travaillent à notre consommation : vas-y, réponds aux 11 questions … et tu seras surpris de l’importance de ton esclavagisme, comme je l’ai été.

 

Venons en maintenant à tes 100 esclaves virtuels : pourquoi sont-ils virtuels ?

 

Parce que contrairement à mes esclaves précédents ils n’ont aucune existence réelle. Grand retour en arrière, jusqu’au moyen âge. A cette époque la seule force motrice était celle de l’homme, parfois aidé par des bœufs, des ânes, ou ailleurs par des éléphants. On connaît le rendement de 2500 calories, la ration quotidienne d’un homme bien nourri à cette époque, et ce qu’elle permet d’effectuer comme travail. Un petit point en passant : sais-tu ce qu’est un journal ?

 

Euh … non, à par celui que je lis tous les matins

 

Eh bien au moyen âge un journal était la surface qu’un homme était capable de bécher en une journée, et cet homme était un journalier. Plus tard le riche laboureur de La Fontaine a acquis le moyen de posséder une charrue (généralisée à la fin du moyen âge), des bœufs, pour démultiplier la force de l’homme du moyen âge, bien seul avec son louchet.

 

Je commence à comprendre : est-ce que tu ne voudrais pas nous faire comprendre qu’aujourd’hui nous avons remplacé la force humaine par de l’énergie animale, puis par la vapeur, le charbon et enfin le pétrole ?

 

Exactement ! Et Jean Marc JANCOVICI (dans son livre « Le plein s’il vous plait ! ») estime que chaque européen dispose (au travers de sa consommation énergétique) de 100 esclaves en permanence qui s’appellent (je le cite) « machines d’usine, trains et voitures, bateaux et avions, tracteurs, chauffage central, électroménager, tondeuses à gazon et téléskis ». Sans oublier l’automobile dont on mesure la puissance en chevaux sans prendre conscience que celle-ci correspond à la puissance de vrais chevaux.

 

Autrement dit, à tes 30 esclaves réels il faut en ajouter 100 qui sont aujourd’hui remplacés par le pétrole et autres énergies ? Mais que se passera-t-il quand les ressources d’énergie fossile seront épuisées ?

 

C’est bien là le problème, le vrai problème.

 

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 09:29

 

Agriculture, parler ou claquer la porte by quelle terre demain

 

Cette semaine, Jacques, tu t’intéresses à l’agriculture ?

En effet, je veux rendre compte de deux informations, l’une trouvée dans Actu Environnement, qui m’a désespéré, l’autre pêchée dans le Figaro qui m’a ravi.

On garde l’information qui t’a ravi pour la fin, je suppose.

L’information qui m’a passablement chagriné, c’est que le Conseil de l’Agriculture Finistérienne  se retirait des négociations avec le Gouvernement sur la mise en œuvre du Plan Algues vertes car il y voyait une menace pour la filière agricole bretonne. Quand on sait que le CAF représente une trentaine d’organisations allant de la Chambre d’agriculture aux Jeunes agriculteurs en passant par le Crédit Agricole, on peut trouver ça inquiétant.

Mais ce retrait n’est sans doute pas définitif.

Probablement, mais le CAF impose au gouvernement 6 conditions pour revenir à la table de négociations.

·       Proposer des mesures cohérentes du point de vue agronomique

·       La mesure des reliquats ne doivent pas servir à des fins de contrôle

·       La réglementation doit évoluer pour faciliter le passage de l’azote minéral à l’azote organique

·       Mettre en place des moyens financiers  pour créer des installations de traitement des effluents d’élevage

·       Etc…

Je n’ai pas la compétence pour juger du bien-fondé de ces demandes, mais cela me semble mal augurer de l’évolution de ce dossier des algues vertes.

Alors, pour te remonter le moral, parle-nous de l’information lue dans le Figaro et qui t’a réjoui.

Là il s’agit d’une collaboration entre NESTLE et les agriculteurs du département des Vosges pour préserver la qualité des sources qui alimentent Vittel, Hépar et Contrexéville. Philippe Pierre qui est à la tête d'Agrivair, la filiale de Nestlé Waters qui exploite les eaux, à la fin des années 80 est inquiet devant l’évolution de l’élevage vers l’élevage intensif et des conséquences désastreuses qu’elle risque d’avoir sur la qualité des eaux captées dans la région. En effet le terrain abrite une quarantaine d’exploitations majoritairement laitières. Pour nourrir le bétail on plante du maïs qui nécessite des nitrates que l’on va retrouver dans l’eau…

Qu’a-t-il pu faire, dans un contexte notoirement opposé aux principes écologiques ?

Il a commencé par réunir une trentaine de chercheurs, de disciplines différentes, et ensemble ils ont montré que le problème était techniquement soluble. Puis il a proposé aux agriculteurs des contrats allant de 18 à 30 ans alliant conseils et soutiens financiers à un cahier des charges très strict : aucun produit phytosanitaire, remplacement du maïs par de la luzerne, compostage des déjections animales, équilibrage des rations alimentaires, mise aux normes des bâtiments…

Et les résultats ont été à la hauteur des objectifs qu’il s’était fixés ?

Au final, 92% du territoire a pu être protégé : les terrains de golf n’utilisent aucun pesticide, les coccinelles remplacent les insecticides, les communes ont adopté le désherbage thermique.

Résultat, dans l’eau aucun insecticide, zéro herbicide, des nitrates qui ne dépassent pas 10 milligrammes par litre d'eau (mg/l) quand la norme de potabilité est de 50 mg/l…  Philippe Pierre a de quoi être fier ! 

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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