Syndication

  • Flux RSS des articles

sur la radio RGB (99.2)

La radio de l'agglomération nous accueille



- chaque semaine, une chronique diffusée à 8h15, 10h15, 12h15 et 17h15
- chaque dernier mercredi du mois de 19 h à 20h, une émission autour de 4 thèmes : les informations du développement durable, l'interview d'un acteur engagé, le débat, les informations pratiques

à visiter absolument ...

Réunions prévues

Date Heure Lieu Objet Participants
26 nov 2008
19 à 20h
RGB 99.2
magazine du Développement Durable

28 nov 2008
20h30
Menucourt
OGM conférence Ch. VELOT











 
   
 
 
     
 
 
     
 

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

POURQUOI ,


Des citoyens inquiets de l’état de la planète soumise à tous les excès des développements qui ne la respectent pas ont décidé de se réunir pour faire « quelque chose »

L’association « Quelle Terre Demain ? » veut mettre en œuvre les moyens nécessaires à la seule réponse qui vaille : une Terre vivante, hospitalière, généreuse, pour demain et les jours qui vont suivre pour nos enfants et tous leurs descendants


Il est temps de faire quelque chose.
De faire savoir ce qui est en train de se produire.

De comprendre les conséquences de nos comportements.

D’apprendre les gestes qui sauvent
De les mettre en œuvre

C’est l’objectif que poursuit l’association « Quelle Terre Demain ? »

                                                                                                                                                                                                                                     

Lundi 9 novembre 2009

 

Jacques, tu veux nous parler aujourd’hui de la taxe carbone ?

 

En effet. Et je voudrais tout d’abord en dire que la désignation de cette contribution par le mot « taxe » me gène un peu : D’entrée de jeu on place le consommateur dans une posture passive, celle de la vache à lait qua l’on trait à satiété, celle de du citron né pour être pressé, celle de la poire, de la volaille que l’on plume etc. ...

 

Parce que cette… « taxe », ce n’est pas ça ?

 

Non, et pour cette raison je préfère l’appeler « contribution », parce qu’elle est la contribution, entendez la « participation », qui nous est demandée pour limiter le réchauffement climatique en limitant les émissions de gaz carbonique. Son rôle est didactique : « Vous trouvez que vous déplacer vous coûte cher ? C’est que votre déplacement coûte cher à la planète. » « Votre note de chauffage atteint des sommets astronomiques ? N’oubliez pas qu’utiliser des énergies fossiles pour se chauffer engendre des émissions de CO² dont les conséquences climatiques coûteront très cher à l’humanité toute entière ».

 

Alors, c’est une punition que l’on administre aux « vilains petits consommateurs » pour leur apprendre à polluer la planète ?

 

Bien sûr que non : la preuve en est que les sommes rapportées par la contribution seront intégralement redistribuées aux ménages et aux entreprises concernées. L’objectif est d’induire des changements de comportement, de modifier les habitudes d’achat, d’orienter les choix de production vers des solutions moins gourmandes en énergie et moins productrices de gaz à effet de serre.

 

Par exemple ?

 

Changement de comportement : Vous êtes obligé de prendre votre voiture pour vous rendre à votre travail, vous n’avez pas le choix, il n’y a pas de transports en commun ou si peu pratiques… C’est l’impasse ? Pas tout à fait : en attendant de pouvoir remplacer votre voiture par un modèle plus sobre, vous pouvez adopter une conduite plus économique, passer les vitesses plus tôt pour éviter les hauts régimes, modérer vos accélérations, rouler un soupçon moins vite. Et puis, avez-vous vraiment envisagé du covoiturage, avec des voisins, des collègues ? Je suis sur que de telles solutions se développeront rapidement si les prix des carburants augmentent suffisamment…

 

Et pour le chauffage ? Que faire si ma maison est mal isolée et que je n’ai pas les moyens d’entreprendre des travaux, même avec un prêt à taux 0% et des subventions de l’Etat ?

 

Tu as raison : c’est un des cas difficiles pour lesquels il faut trouver des solutions d’accompagnement innovantes. Cela pourra faire l’objet d’une autre chronique ou d’un débat lors d’une de nos émissions mensuelles sur RGB le dernier mercredi de chaque mois.

 

En conclusion, tu es tout à fait favorable à une taxe carbone.

 

Oui, même si l’on peut discuter et contester certains aspects de la « taxe » qui nous est proposée. Je suis extrêmement favorable à toute mesure qui tendra à intégrer dans le prix de ce que nous utilisons ou de ce que nous consommons une part du coût environnemental engendré par la fabrication ou l’utilisation de ce produit. Ca, c’est totalement révolutionnaire !

 

 

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 2 novembre 2009
 

Bonjour Jean-Pierre, tu va nous parler des piles aujourd'hui ?

 

Oui, il y a de plus en plus de consommation de piles avec le marché des équipements électroniques. ET ces piles sont des objets très polluants : elles contiennent des métaux lourds tels le mercure, le plomb, le cadmium… qui peuvent polluer très longtemps l’eau et la terre s’ils se retrouvent dans la nature.

 

Et alors, qu’est-ce qui a changé ?

 

Le décret n° 2009-1139 du 22 septembre 2009 relatif à la mise sur le marché et à l’élimination des piles et accumulateurs transpose avec un an de retard la directive européenne “batteries” (2006/66/CE) du 6 septembre 2006.

Comme pour les autres déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), cette directive introduit la responsabilité des producteurs pour toutes les piles et accumulateurs.

Cette directive interdit la commercialisation de certaines piles et accumulateurs contenant du mercure ou du cadmium dans une proportion supérieure à un seuil déterminé.

 

Mais on pouvait déjà rapporter ses piles, non ?

 

Oui tu as raison : le décret du 12 mai 1999 modifié relatif à la “mise sur le marché des piles et accumulateurs et à leur élimination” organise déjà en France, depuis le 1er janvier 2001, la collecte et le traitement des piles et accumulateurs usagés, quelle que soit leur composition chimique.

En revanche, le nouveau décret va plus loin en imposant des objectifs chiffrés :

  • taux de collecte de 25% minimum en septembre 2012 et 45% minimum en septembre 2016 ;

  • en terme de matières extraites et valorisées : 75% pour les accumulateurs au cadmium, 65% pour les batteries au plomb, et 50% pour les autres types de piles et accumulateurs.

 

Et est-ce que l'on recycle bien nos piles actuellement ?

 

Pour l'instant, le taux de collecte est d'environ 30% en France. Ce qui signifie que plus de 2/3 des piles et batteries ne sont pas recyclées.

Pour faciliter la collecte, le décret 2009-1139 impose désormais le marquage des piles et accumulateurs à l'aide du symbole de collecte séparée, l'indication de la teneur en métaux lourds, et la capacité énergétique réelle de la batterie.

 

Quels sont les freins à un meilleur taux de recyclage ?

 

De gros efforts, notamment en matière de sensibilisation du public, doivent être fournis dès à présent pour atteindre l'objectif de 45% en 2016” estime le Syndicat français des recycleurs d'accumulateurs et de piles (SFRAP).

Les expériences menées dans d'autres pays montrent qu'il est très difficile de dépasser le seuil de 35% de taux de collecte. Pour une raison simple : le grand public ne se sent majoritairement pas concerné par l'environnement et n'a aucune idée de l'impact écologique de ses actes.

L'occasion de rappeler qu'une simple pile bouton (d'une montre par exemple) contient assez de mercure pour polluer 1 m3 de terre ou 1.000 m3 d'eau pendant ... 50 ans !

 

Et peux tu nous rappeler les bons éco-gestes ?

 

Le plus simple est bien sûr d'éviter de trop utiliser des appareils à pile. Il y a par exemple maintenant des radios portables ou des lampes torches que l'on recharge mécaniquement avec une manivelle.

On peut aussi adopter systématiquement des piles rechargeables, en achetant un chargeur qui est vite amorti au vu du prix des piles jetables.

Pensez-y pour vos prochains cadeaux d'anniversaire ou de Noël !

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 26 octobre 2009
Pour écouter la chronique, cliquez ici :

Gérard, tu soutiens que la ville, le milieu urbain doit devenir un réservoir de la biodiversité. Mais d’abord c’est quoi la biodiversité ?

 

La biodiversité désigne la diversité des organismes vivants, c’est à dire la diversité des espèces, ainsi que l'organisation et la répartition des écosystèmes.

 

Et pourquoi faut-il la préserver ?

 

La préservation de la biodiversité est une nécessité pour garantir le maintien de la capacité de la terre à nourrir l’humanité, à fournir des médicaments, à assurer le développement des espèces vivantes.

Un constat : partout dans le monde la biodiversité est en chute un pourcentage important (de 10 à 50 %) des espèces vivantes sont menacées d’extinction et cela aussi bien pour les plantes que les animaux, aussi bien dans les océans que dans les forêts et les champs.

 

Mais quel rapport avec la ville ?

 

La déforestation, l’agriculture intensive et surtout la monoculture, l’usage excessif de produits chimiques (pesticides, engrais, …) concourent à la disparition de nombreuses espèces. On connait bien la disparition des abeilles probablement à cause des pesticides et maintenant décimées par le frelon asiatique. Et les abeilles ne sont pas les seuls insectes pollinisateurs menacés de disparition.

 

Comment peut on corriger cette situation, inverser la tendance ?

 

Pour assurer la survie des abeilles et autres pollinisateurs, il faut d’abord les soustraire aux actions néfastes citées auparavant. Alors quel est l’endroit où on utilise peu de pesticides, qui ne risque pas la déforestation, … ? C’est la ville !

 

Les abeilles peuvent vivre et faire croître les ruches en ville ? Mais, la pollution, le stress, … et de quoi se nourrissent elles ?

 

Certes les villes sont polluées par la circulation automobile, le chauffage et les industries, mais ces pollutions sur lesquelles de gros efforts ont été faits sont devenues moins redoutables pour les abeilles que les pesticides des campagnes qui entraînent une mortalité de ces insectes butineurs de l’ordre de 30 à 50 %.

 

En ville il y a des arbres, des balcons fleuris, des pars et jardins … les abeilles peuvent en faire leur miel au sens strict du terme. D’ailleurs les ruches installées dans PARIS (on en compte plus de 300) sont très productives : 100 kg en moyenne contre 10 dans la campagne ! Le miel urbain le plus célèbre est celui de l’Opéra ; il est aussi le plus cher du monde, snobisme oblige !

 

Comment peut-on favoriser la biodiversité ?

 

Dans une zone urbaine telle que Cergy-Pontoise, déjà riche en espaces verts on pourrait croire qu’il n’est nul besoin de faire des efforts ; or ce territoire est parfois très sous exploité pour la préservation de la biodiversité. En effet on a pris l’exemple des abeilles, mais de nombreuses espèces de plantes, de fleurs, d’animaux tels que des insectes, des petits rongeurs, des oiseaux, des papillons participent à l’équilibre de la diversité du vivant : il faut leur offrir non seulement des espaces verts, des bois, mais aussi la liberté

 

 

La liberté pour des plantes, des animaux ?

 

Oui, liberté sans camisole chimique, sans entretien traumatisant, … il faut savoir tolérer l’aspect pas trop policé d’un espace urbain végétal, ne pas chercher des jardins à la française, taillés au cordeau et rasés tous les 8 jours.

 

Mais de plus on dispose d’une réserve de terrains non utilisés et qui pourraient facilement participer à l’extension de la biodiversité locale : ce sont les délaissés urbains qui bordent les voies de communication, coincés dans les sorties d’autoroute, … j’en connais qui ne sont occupés que par des ronces et des orties : mettons y des fleurs, des tas de petits bois : la nature appréciera.

 

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 19 octobre 2009
  Pour écouter la chronique, cliquez ici :

 

Le recyclage, on en parle beaucoup, mais pourquoi veux tu nous parler précisément des téléphones portables ?

 

Aujourd'hui, qui n'a pas un téléphone portable, c'est devenu l'outil indispensable, c'est phénoménal ce qu'on peut faire avec ce petit objet qu'on a toujours avec soi, mais ce qui est encore plus extraordinaire c'est la fréquence avec laquelle nous le remplaçons, chaque année nous sommes 1/3 des français à en acheter un neuf, parce qu'on nous offre des modèles toujours plus attrayants avec de nouvelles fonctions pour, nous dit-on, «mieux communiquer».

Chaque année ce sont plus de 8 millions de téléphones usagés, dont la plupart fonctionnent encore, qui se retrouvent souvent stockés dans nos placards, alors que leur durée de vie est bien supérieure à la durée moyenne d'utilisation, par ailleurs ils contiennent des métaux précieux qu'on peut réutiliser.

 

D'accord, mais pourquoi parler de recyclage solidaire ?

 

Le recyclage solidaire s'inscrit dans une démarche de développement durable, en y incluant bien sûr des critères environnementaux, mais en y ajoutant également la possibilité de réemploi des téléphones usagés sur le marché de l'occasion, le transfert volontaire de la valeur de reprise vers des associations caritatives et l'appui à une activité professionnelle pour des personnes en situation de handicap.

Le recyclage solidaire s'inscrit d'ailleurs dans la stratégie des 3Rs privilégiée par la directive européenne 2008/98/CE, promouvant le réemploi et la réparation des produits: 1-Réduire la quantité de déchets, 2-favoriser le Réemploi des produits et 3-faciliter leur Recyclage.

 

Mais concrètement, comment peut-on faire pour rentrer dans une démarche de recyclage solidaire de son téléphone portable ?

 

Il existe différentes possibilités, généralement en faisant bénéficier des associations d'un montant forfaitaire préétabli et en portant son téléphone vers un site de collecte.

Récemment, de jeunes entrepreneurs ont créé une start-up, qui a mis un service de recyclage solidaire en ligne, avec pour objectif de permettre aux particuliers, via internet, de retourner gratuitement un téléphone portable usagé aussi facilement qu'ils en commandent un neuf.

 

Et comment cela se passe dans la pratique ?

 

Il suffit d'aller sur le site internet www.monextel.com et de suivre la procédure suivante : connaître en temps réel la valeur de reprise du téléphone portable usagé (après retrait des coûts de fonctionnement et de logistique), choisir parmi les associations inscrites celle à laquelle sera reversé le montant, commander une enveloppe préaffranchie puis renvoyer le téléphone usagé et ses accessoires.

Après réception, le téléphone est testé sur une plateforme industrielle développée avec un ESAT (Etablissement et Service d'Aide par le Travail), permettant à des personnes en situation de handicap d'exercer une activité professionnelle dans un environnement adapté.

Soit le téléphone fonctionne et il est remis sur le marché d'occasion avec versement de la valeur de reprise à l'association choisie, soit il n'est plus en état de marche et dans ce cas les matières sont récupérées et les composants toxiques sont traités.

 

Et ne pourrait-on pas généraliser une telle démarche ?

 

Des réflexions sont en cours pour étendre cette démarche à d'autres produits électroniques, elle a l'avantage d'impliquer directement les particuliers, on ne se contente plus de rendre l'appareil usagé à celui qui vous en vend un neuf, sans trop savoir ce qu'il devient, et on obtient en retour, via internet, une traçabilité du recyclage ... mais aussi de son action de solidarité.

 

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 12 octobre 2009
 Pour écouter la chronique, cliquez ici :

Bonjour Laurence, aujourd’hui tu vas nous parler des paradis fiscaux ?

 

Oui, et tout d’abord quelques informations les concernant :

Ils se sont développés à partir des années 60 avec la décolonisation et la création de nouveaux états, puis avec le développement des multinationales, nous allons voir pourquoi.

Ils sont utilisés pour le blanchiment d’argent, l’évasion fiscale des particuliers, mais surtout et de plus en plus des entreprises.

Il y a aujourd’hui 91 paradis fiscaux, dans les Caraïbes par exemple, mais aussi plus près de nous : Chypre, la Suisse ou la City de Londres par exemple.

Les flux monétaires sont difficilement mesurables, les estimations variant entre 1000 et 3000 milliards de dollars.

Et quelles sont les principales conséquences de ces mouvements financiers

 

Eh bien tout d’abord la facilité avec laquelle le blanchiment d’argent se fait favorise l’économie du crime, qu’il s’agisse du trafic de drogue, de la contrefaçon de produits pharmaceutiques, de cigarettes, etc…, du trafic d’êtres humains ou de la contrebande d’armes, d’espèces en danger, de bois tropicaux, etc…, une partie de ces trafics finançant par ailleurs le terrorisme.

800 milliards de dollars sortent illégalement chaque année des pays en développement vers les pays riches, ce qui constitue un handicap majeur pour le développement de ces pays.

Les transferts d’argent des sociétés vers les paradis fiscaux privent les pays des recettes fiscales correspondantes, et limitent donc leurs possibilités d’investissement dans des secteurs dont bénéficient ces mêmes sociétés pour prospérer : les infrastructures, l’éducation, la sécurité.

Tu as parlé d’évasion fiscale de la part des entreprises

 

Oui, de nombreuses entreprises multinationales possèdent des filiales dans des paradis fiscaux, ce qui leur permet de transférer des capitaux par un système de facturation interne, et d’échapper à l’impôt en diminuant artificiellement leurs bénéfices dans les pays où elles opèrent réellement. Selon une étude de l’excellent hebdomadaire Alternatives Economiques, la totalité des entreprises du CAC40 est dans ce cas. Ce type d’évasion fiscale est pratiqué par un nombre de plus en plus important d’entreprises, grandes ou moyennes, puisqu’il leur suffit d’ouvrir des filiales dans des paradis fiscaux.

Et existe-t-il des solutions à ce problème ?

 

Eliminer les paradis fiscaux et les flux financiers illicites est très difficile à atteindre. Par contre, limiter ces flux est facile à condition qu’il y ait une réelle volonté politique.

On constate de timides avancées dans ce sens, avec par exemple la décision prise pendant le G20 qui s’est tenu les 24 et 25 septembre 2009 de sanctions contre les paradis fiscaux qui se refuseraient à toute coopération à partir de mars 2010.

Par ailleurs, BNP-Paribas a annoncé qu’elle fermerait plusieurs filiales dans les paradis fiscaux faisant partie de la liste « grise » de l’OCDE. Cette annonce fait peut-être suite à la campagne menée par un collectif d’ONG et de syndicats, qui s’appuient sur l’étude d’Alternatives Economiques mettant en lumière que cette banque était celle qui possédait la plus grande présence dans ces paradis fiscaux. Ce type d’entreprise est sensible non seulement aux menaces de sanctions, mais aussi aux atteintes à leur image de marque.

Et nous, comment pouvons-nous agir ?

 

Eh bien vous pouvez par exemple signer la pétition « Stop aux paradis fiscaux » sur le site www.stopparadisfiscaux.fr.

Ce site propose aussi des analyses et des liens permettant d’aller plus loin dans la compréhension de ces enjeux.

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 5 octobre 2009
  Pour écouter la chronique, cliquez ici :

 

Au cours des dernières décennies, la part du budget familial pour la nourriture a baissé, nous consommons davantage... c'est bien un progrès du niveau de vie ?

 

Evidemment, nous mangeons pour moins cher que nos parents, et en même temps nous sommes nombreux à bénéficier d'un plus grand confort.

La société actuelle mesure notre bien-être en fonction de notre capacité à consommer et à faire le plus de choses dans un temps limité.

 

Dans notre mode de vie, la technologie remplace le travail humain et crée de nouveaux besoins, nous passons beaucoup de temps devant la TV ou l'ordinateur, nous consacrons moins d'heures à acheter et préparer nos aliments, etc, nous faisons plus de choses et plus vite, notre mode de vie quotidien s'est accéléré.

 

Et n'y a-t-il pas des limites à ce modèle de progrès par la consommation ?

 

Bien sûr, nous passons plus d'heures dans les transports, parce que trop de voitures, nos aliments gardent leurs qualités nutritionnelles mais ils perdent leur goût originel et ils sont remplis de pesticides et de conservateurs, nous travaillons moins d'heures mais nous disons souvent manquer de temps.

Nous consommons davantage mais nous surexploitons nos ressources, nous dégradons notre environnement, nous amplifions les risques sociaux et environnementaux.

 

Et concernant l'agriculture, quelles sont ces limites ?

 

Celles d'une agriculture productiviste, nos agriculteurs affichent des rendements impressionnants, mais ils sont devenus dépendants de la grande distribution qui fixe les prix sur des bases concurrentielles mondiales, il suffit de voir leurs colères périodiques, dépendants également des industries chimiques pour les engrais et les pesticides.

 

Certaines exploitations agricoles sont des usines alimentaires anonymes, déconnectées de leur contexte social et environnemental, c'est l'emprise de la monoculture et de l'élevage intensif, l'usage intensif de pesticides, l'épuisement et la pollution des eaux souterraines, avec des conséquences pour la santé et pour la biodiversité.

 

Alors, comment sortir de cette logique ?

 

Pas facile de corriger les dégâts environnementaux de plusieurs décennies d'agriculture chimique, mais la prise de conscience environnementale au niveau national, les initiatives nombreuses d'une agriculture raisonnée, les risques pour la santé perçus par les consommateurs, la volonté du gouvernement de promouvoir l'agriculture bio (passer de 2% des terres cultivables, à 6% en 2012 puis à 20% en 2020), tout cela concourt à faire bouger le modèle actuel, mais comment atteindre des objectifs aussi ambitieux.

 

Pour avancer, il est nécessaire également que les consommateurs s'intéressent davantage aux modes de production agricole et se mobilisent pour forcer le cours des choses, les expériences se multiplient en favorisant l'agriculture de proximité.

Divers moyens existent: les AMAP, l'achat de terres (ex:association terre de liens), les exploitations agricoles d'insertion, les jardins familiaux, on pourrait imaginer d'élargir l'autorisation de jardins potagers dans les zones pavillonnaires urbaines, d'exploiter autrement les terres agricoles périurbaines, et toutes autres solutions favorisant l'autonomie alimentaire, etc.

 

En fait, c'est une nouvelle façon de voir l'alimentation dans son mode de vie ?

 

Oui, c'est dépasser son statut de consommateur, achetant au plus vite et au prix le plus bas, c'est accepter de passer plus de temps à connaître, à préparer et à apprécier ce que nous mangeons, c'est se sentir solidaire du producteur et lui reconnaître un rôle important dans la vie locale, c'est respecter la terre comme élément vivant, c'est tisser des liens, créer des échanges et des engagements réciproques entre consommateurs et producteurs.

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 3 octobre 2009
On connait le talent de Nicolas HULOT : voici la bande annonce du film qui sort le 7 octobre prochain




Par bureauQTD - Publié dans : autour de nous ...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 28 septembre 2009


Voilà une occasion de se renseigner ... et de poser des questions






Par bureauQTD - Publié dans : autour de nous ...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 28 septembre 2009
  Pour écouter la chronique, cliquez ici :

 

Bonjour Gérard : tu veux nous alerter aujourd’hui sur l’avenir de l’océan arctique ; pourquoi cette alerte ?

 

C’est un drame annoncé ! alors que le continent antarctique a fait l’objet de traités internationaux destinés à le protéger et à en faire un sanctuaire réservé à la science, rien n’a été fait pour le pôle nord : ce n’est pas un continent mais une mer gelée dont la banquise n’intéressait jusqu’à maintenant que les explorateurs, les aventuriers et les chasseurs !

 

Et maintenant que se passe-t-il ?

 

Depuis quelques années tout a brutalement changé, il faut faire plusieurs constats : d’abord il y a un réchauffement climatique, largement d’origine humaine et ce réchauffement est inégal sur la planète 0,6 °C en moyenne en un siècle, mais plus de 2 °C en arctique, avec pour résultat la fonte des glaces : la calotte glaciaire diminue et plus elle diminue, plus le réchauffement s’accélère car le rayonnement solaire n’est plus réfléchi par la glace.

 

Quelles sont les conséquences de cette fonte ?

 

On peut déjà maintenant circuler parfois dans cet océan libéré de sa banquise et la circulation sera un jour possible pendant toute l’année, ce qui change beaucoup de choses !

 

Par exemple ?

 

Les trajets maritimes entre l’atlantique et le pacifique vont être réduits de 4 à 5000 kilomètres : outre la baisse prévisible des coûts (avec les conséquences sur les économies des pays concernés) le trafic commercial va augmenter, mais aussi le tourisme exotique: or cet océan est mal connu (pas de carte de navigation), n’est pas équipé en phare, balises, ports, bateaux de sauvetage, moyens de traiter une marée noire, … rien !

 

Et la faune, la flore ?

 

Le réchauffement climatique pousse déjà des milliards de poissons de l’atlantique et du pacifique vers le nord à la recherche d’une température plus fraiche : les bateaux de pêche vont suivre … or il n’existe aucune convention régionale de pêche dans cette zone. Il y a un risque d’exploitation sauvage de cette ressource si on ne règlemente pas dès maintenant, mais de plus les bateaux ne sont pas équipés pour ces conditions extrêmes, les équipages ne sont pas formés … et il n’y a pas de police maritime pour faire régner l’ordre !

 

Cet océan est bordé par des pays qui s’y cherchent querelle depuis longtemps : que risque-t-il de se passer ?

 

Effectivement l’arctique est le terrain de jeu préféré des sous marins russes et américains : la conquête et la maitrise de cet espace sont un enjeu stratégique majeur pour les riverains : USA, Canada, Russie, Norvège, Danemark (avec le Groenland). Aujourd’hui le Canada revendique la maitrise des routes de navigation, la Russie a planté son drapeau sur le pôle nord (au fond de la mer) : des conflits sont possibles. L’ONU devrait se saisir de cette situation avant qu’ils n’arrivent.

 

A part le poisson quel peut être l’intérêt économique de l’océan ?

 

On estime que 30% des réserves mondiales de gaz (et 15 à 20% du pétrole) sont enfouies sous la mer, de quoi aiguiser les appétits des producteurs ! mais plus grave, leur exploitation et leur consommation amèneraient à doubler la production de gaz à effet de serre. Or la survie de l’humanité est liée à la diminution de l’effet de serre …

Par ailleurs on sait que d’autres ressources, jamais exploitées, commencent à exciter la convoitise de pays à la recherche de minerais pour assurer leur développement

 

Alors que peut-on faire ?

 

Souhaiter bon courage à Michel ROCARD ambassadeur chargé des négociations sur les pôles : il a du pain sur la planche !

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 21 septembre 2009
Pour écouter la chronique, cliquez ici :

Depuis le 30 juin, la loi oblige à retirer les lampes à incandescence de plus de 100 watts du marché. A terme, en 2013, toutes les lampes à incandescence auront été retirées du marché au profit des lampes basse consommation, les LBC. Que faut-il penser de cette mesure ?


Sur le plan des économies d’énergie, le bénéfice est incontestable : Pour un niveau d’éclairage identique, les LBC consomment en moyenne 5 fois mois d’électricité que les lampes à incandescence. Sur le plan des économies pour l’usager, en dépit d’un investissement plus important, les LBC durent 8 fois plus longtemps que les lampes à incandescence, donc les économies d’électricité sont bien récupérées par les usagers. Enfin en ce qui concerne la chaleur plus ou moins grande de la lumière produite, la loi prévoit qu’à partir du 1er septembre 2010 les emballages devront comporter une information sur la « température de couleur » qui renseignera l’usager sur ce qu’il achète.


Jusque là, donc, tout va bien, pourtant des voix s’élèvent aujourd’hui, pour dénoncer un certain nombre de nuisances potentielles de ces lampes tant pour l’environnement que pour la santé humaine. Qu’en est-il au juste de ces accusations ?


Il est vrai que les LBC contiennent du mercure, un élément toxique, qu’elles émettent des rayonnements ultraviolet et qu’elles génèrent des champs électromagnétiques susceptibles de perturber des stimulateurs cardiaques ou de provoquer des migraines….


Alors, il faut les abandonner immédiatement : on ne peut se permettre de faire courir de tels risques à la population au nom des économies d’énergie ?


Il faut relativiser ce qui vient d’être dit :

Prenons le mercure. La technologie des LBC exige qu’elles contiennent du mercure pour leur fonctionnement. C’est pour cela, entre autres qu’il ne faut pas les jeter dans les ordures ménagères et qu’il faut les déposer dans les lieux de collecte prévus à cet effet. Mais il faut savoir qu’elles en contiennent 2 à 5 fois moins que nos tubes fluorescents que nous appelons « néons » . Qui plus est, en cas de casse, il faudrait rester soumis aux vapeurs de mercure, en milieu confiné de façon prolongée pour courir un risque réel.


Et pour ce qui est des UV ?


On estime qu’il faudrait une exposition prolongée à moins de 20 cm d’une lampe pour dépasser les doses considérées comme potentiellement dangereuse pour la peau ou la rétine. Pour éliminer tout risque, en particulier pour des personnes souffrant de pathologies les rendant sensibles, il suffit de prendre des ampoules à double enveloppe : celles qui ressemblent aux ampoules à incandescence.


Reste la question du rayonnement électromagnétique.


Ce rayonnement est relativement élevé à 20 cm d’une lampe et ne descend au niveau moyen existant dans notre environnement qu’au delà de 1m. Des mesures sont en cours pour évaluer la dangerosité de ce rayonnement. Les résultats seront publiés à la fin de l’année.


Personnellement, j’ai entièrement équipé ma maison de LBC. J’ai, néanmoins préféré conserver une lampe à filament comme lampe de chevet, en attendant que les LED soient capables de me rendre le même service.

 

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés