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sur la radio RGB (99.2)

La radio de l'agglomération nous accueille



- chaque semaine, une chronique diffusée à 8h13, 13h13 et 17h43 (ou 18h13)
- chaque dernier mercredi du mois de 19 h à 20h, une émission autour de 4 thèmes : les informations du développement durable, l'interview d'un acteur engagé, le débat, les informations pratiques

à visiter absolument ...

Réunions prévues

Date Heure Lieu Objet Participants
26 nov 2008
19 à 20h
RGB 99.2
magazine du Développement Durable

28 nov 2008
20h30
Menucourt
OGM conférence Ch. VELOT











 
   
 
 
     
 
 
     
 

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POURQUOI ,


Des citoyens inquiets de l’état de la planète soumise à tous les excès des développements qui ne la respectent pas ont décidé de se réunir pour faire « quelque chose »

L’association « Quelle Terre Demain ? » veut mettre en œuvre les moyens nécessaires à la seule réponse qui vaille : une Terre vivante, hospitalière, généreuse, pour demain et les jours qui vont suivre pour nos enfants et tous leurs descendants


Il est temps de faire quelque chose.
De faire savoir ce qui est en train de se produire.

De comprendre les conséquences de nos comportements.

D’apprendre les gestes qui sauvent
De les mettre en œuvre

C’est l’objectif que poursuit l’association « Quelle Terre Demain ? »

                                                                                                                                                                                                                                     

Dimanche 28 juin 2009
Pour écouter la chronique, cliquez ici :

Bonjour Laurence, nous allons parler aujourd’hui du « bonus écologique » qui s’applique aux véhicules les moins émetteurs de CO2 ?

 

En effet, ce qu’on appelle couramment le « bonus écologique » vise à encourager l’achat de véhicules moins émetteurs de CO2, et donc à pousser les constructeurs à proposer des modèles permettant de passer sous les seuils d’émissions.

 

On encourage donc la conception de véhicules moins polluants ?

 

En fait non : les véhicules les moins émetteurs de CO2 ne sont pas les moins polluants. En effet, entre un modèle essence et un modèle diesel de puissance équivalentes, le modèle diesel émettra moins que le modèle essence et donnera droit au bonus. Or le diesel présente des avantages et des inconvénients par rapport à l’essence : il émet peu ou pas de benzène et d’hydrocarbures imbrûlés, mais plus d’oxydes d’azote et de particules fines à l’origine de problèmes respiratoires, y compris de certains cancers.

 

Et pourtant, si je me renseigne auprès du MEEDDAT, le ministère du développement durable pour faire court, ou de l’ADEME, l’agence de l’énergie et de l’environnement,je vois les termes « écologique », « propre », « non polluant » ?

 

Oui, on peut dire que ces institutions pourtant officielles, et donc normalement impartiales, entretiennent la confusion. Dans quel but ?

Certaines mauvaises langues pourraient suggérer que, les constructeurs français étant plus avancés que leurs concurrents en matière de technologie diesel, leurs actions de lobbying ont fait aboutir ces nouvelles dispositions les favorisant : n’oublions pas que la moindre taxation du diesel par rapport à l’essence a déjà pour conséquence un parc diesel plus important en France qu’ailleurs.

 

Mais, si la pollution automobile est un vrai problème, il est également important de réduire les émissions de CO2 qui n’est peut-être pas dangereux pour la santé, mais augmente l’effet de serre? A défaut, pour l’instant, d’alternative crédible à l’essence et au diesel, comment faire ?

 

Le seul moyen efficace pour réduire les émissions de CO2 et de gaz polluants est de rouler moins : il est plus facile de diminuer son kilométrage de 20 ou 50% que de trouver des technologies permettant une telle diminution ; d’autant plus que ces technologies ne seront pas disponibles demain.

 

On peut aussi faire un certain nombre de choix :

Le filtre à particules sur les diesel limite les émissions de particules, sans les éliminer pour autant.

Le choix de carburants plus propres, moins riches en soufre par exemple, limite également la pollution à la source.

 

Ce qu’il faut surtout, c’est limiter l’usage de la voiture en ville et utiliser des moyens de transport plus adaptés. En effet, les trajets en ville sont forcément courts, et donc effectués avec un moteur froid consommant et polluant beaucoup plus que lorsqu’il est chaud. On constate en particulier une pollution importante aux abords des écoles tous les matins : c’est un vrai problème de santé publique.

 

Et n’oublions pas que des études ont montré que les plus exposés aux polluants étaient les passagers de la voiture, et non les piétons ou les cyclistes même s’ils ont l’impression de respirer plus de gaz d’échappement.

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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Vendredi 19 juin 2009
Pour écouter la chronique, cliquez ici :


Mais à quoi ça sert un ver de terre, à part comme appât pour la pêche à la ligne ?

 

Il faut considérer les vers de terre comme des auxiliaires utiles et même indispensables … DARWIN écrivait en 1881 (à une époque où, comme aujourd’hui, les vers étaient objet de dégout et considérés comme nuisibles) DARWIN donc écrivait : « il est permis de douter qu’il y ait beaucoup d’autres animaux qui aient joué dans l’histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d’une organisation si inférieure ».

 

Alors, que font-ils de si utile ?


Ils sont les agents de la bioturbation

 

Encore un mot savant ! Que signifie-t-il ?

 

Il désigne le phénomène de transfert d'éléments nutritifs ou chimiques par des êtres vivants au sein d'un écosystème.

Le mot décrit aussi le phénomène de mélange actif des couches de sol ou d'eau par les espèces vivantes, animales principalement.

 

En quoi ce phénomène est-il important ?

 

Depuis l’ère primaire où ils sont apparus, les vers creusent le sol en avalant la terre et ce qu’elle contient (feuilles mortes, bois en décomposition, restes de plantes et cadavres d’animaux) et rejette ce qui n’est pas assimilable : ils construisent des galeries qui permettent l’aération du sol, mélangent les différents matériaux qui le constituent, font remonter vers la surface des nutriments utiles à la croissance des plantes, …

De plus les vers s’associent avec des bactéries dont il favorise la multiplication et accélèrent ainsi la formation de l’humus, véritable terreau dans lequel les plantes vont germer et se développer.

 

Oui mais ce ne sont pas quelques vers de terre qui peuvent avoir une action efficace …

 

Détrompe-toi ! leur action est équivalente à un labour sur les 20 premiers centimètres du sol.

On a pu calculer qu’ils représentent 80% du poids de tous les animaux présents sur la planète, homme compris ! Une prairie peut abriter de 4 à 5 tonnes de vers à l’hectare et dans un petit jardin de 25 m² 25 000 lombrics vivent et travaillent.

Ils sont donc très utiles mais aussi très menacés !

 

Menacés par qui, les pêcheurs qui s’en servent d’appât ?

 

Non, chaque année les labours profonds qui enfouissent leur nourriture et détruisent leurs galeries provoquent la disparition de la moitié de leur population, les intrants chimiques (pesticides, insecticides, engrais) divisent par 10 le nombre d’espèces et le nombre d’individus présents … il existe même des sols de culture intensive totalement dépourvus de vers.

 

J’ai entendu parler de lombriculture, qu’est ce que c’est ?

 

Il existe plusieurs tentatives de réhabilitation des vers de terre :

  • des terres stérilisées par un excès de chimie ont été « ensemencées » par des vers, en 1 an la productivité de ces terrains a été multipliée par 2

  • le lombricompostage permet de produire dans nos appartements du compost qui ne dégage aucune odeur à partir de nos déchets de cuisine

  • on expérimente actuellement l’épuration des eaux usées urbaines et agricoles par filtration sur un support organique truffé de vers

 

Ce dernier système est très prometteur car il permet de traiter sur des surfaces réduites des quantités importantes d’eaux usées en rejetant des terres fines et non des boues puantes dont on ne sait pas quoi faire …

 

Alors, vive le lombric ?


Vive le lombric, future grande star de l’écologie des prochaines années !

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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Lundi 8 juin 2009
Pour écouter la chronique, cliquez ici :

Consommer bio devient tendance, on peut s'en réjouir, mais à quel prix ?

 

Evidemment, tant mieux si nous sommes plus nombreux à consommer autrement, mais ce qui se passe aujourd'hui c'est que la demande augmente plus vite que l'offre, et cette période de transition génère de nouvelles questions.

D'ailleurs, c'est un thème abordé récemment sur M6 par le magazine capital.

 

Alors, quel est le problème exactement ?

 

Les gens achètent davantage d'aliments bio, autant pour des raisons de santé que par conviction environnementale, c'est une bonne chose, mais aujourd'hui seulement 2% des terres agricoles sont en culture bio, et cette surface augmente lentement alors que la demande augmente de 10%/an depuis l'année 2000, et encore davantage aujourd'hui.

On est encore loin des objectifs ambitieux du gouvernement de grimper à 6% de cultures bio en 2012 et à 20% en 2020.

 

Et d'où viennent les produits alimentaires bio aujourd'hui ?

 

L'agriculture bio en France s'est développée avec de petites exploitations, intégrées à des structures coopératives de distribution, garantissant une juste rémunération du producteur, donc avec des prix plus élevés pour le consommateur.

Le nombre d'exploitations bio a augmenté de 10% en 2008, c'est encourageant, mais encore insuffisant par rapport à une demande qui s'accélère.

Face à cette forte demande en produits bio, la grande distribution apporte des réponses classiques pour satisfaire les clients et le fameux pouvoir d'achat, notamment via des marques bio de distributeur.

 

Faut-il s'en plaindre ?

 

On est bien content de trouver aujourd'hui des rayons bio dans les grandes surfaces, en plus avec des prix moins chers que dans les petites boutiques bio ou chez les producteurs bio, mais comment approvisionner des quantités importantes à des prix plus bas ?

Et bien, en complétant avec des importations.

 

Et quelles sont les conséquences de ces importations ?

 

¼ des produits bio sont importés, c'est normal pour le thé ou le café, qu'on ne trouve pas en France, et qui sont très présents dans le commerce équitable, mais par ailleurs 40 % des fruits et légumes bio sont également importés, parfois de pays lointains.

Cela génère des émissions de C02 importantes, on utilise leurs ressources en eau, et surtout on s'appuie sur de la main d'oeuvre moins coûteuse et parfois socialement vulnérable.

En termes d'autonomie alimentaire et de développement durable, cela soulève des questions: peut-on accepter d'importer massivement des produits alimentaires bio, peut-on maintenir des prix assez élevés pour garantir un niveau de vie décent des petits producteurs bio, peut-on augmenter rapidement le nombre d'exploitations bio ou créer de grandes exploitations bio ?

 

 

Alors , va-t-on pouvoir consommer vert à prix discount ?

 

Consommer bio moins cher en augmentant les rendements tout en respectant les règles de l'agriculture bio, pourquoi pas, mais n'oublions pas de respecter le producteur, de contribuer à davantage d'autonomie alimentaire et à un meilleur environnement.

Finalement, importer de l'alimentation bio depuis des pays à plus faibles revenus, c'est participer à cette délocalisation que nous critiquons par ailleurs, c'est transférer nos responsabilités environnementales et sociales vers d'autres pays pour baisser les prix de notre consommation verte.

Décidément, cela reste complexe aujourd'hui pour que le plus grand nombre d'entre nous puisse consommer bio et durable à la fois, il y a encore du chemin à faire.

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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Lundi 8 juin 2009
Pour écouter la chronique, cliquez ici :
 

La croissance verte est-elle un leurre ?

(D’après une interview du philosophe Dominique BOURG,

parue dans Télérama en avril 2009)

 

La crise financière que nous traversons a suscité un engouement soudain pour le concept de « Croissance verte ».

Peux-tu nous expliquer de quoi il s’agit ?

 

Oui, nous assistons en effet à un subit « verdissement » des stratégies économiques et industrielles.

A priori on serait tenté de s’en réjouir, mais cela pose, en même temps un certain nombre de questions : Est-ce qu’il s’agit d’une soudaine prise de conscience permettant d’espérer une profonde remise en question de notre modèle de société prédateur ? Ou bien s’agit-il d’une stratégie purement opportuniste des économistes et des industriels ?

 

Mais, tout d’abord, pourquoi a-t-il fallu une crise économique et financière pour aboutir à cette prise de conscience ?

 

Notre société s’appuie sur le dogme d’une croissance indéfinie et subissant le minimum de contraintes : nous vivons dans un univers d’accumulation sans limite et de déni de la responsabilité.

La crise nous a fait comprendre pour la première fois qu’il faut tenir compte du monde réel et de ses limites.

Malheureusement seuls certains secteurs du monde industriel, comme celui de l’énergie, l’ont vraiment compris. Pas celui de l’automobile…

 

Alors, « la croissance verte » ?…Qu’est-ce que cela veut dire ?

 

La croissance verte est un leurre : les évolutions technologiques ont toujours tendu à améliorer la productivité donc à minimiser les dépenses en énergie et en matières premières. Mais le résultat a toujours été le même : comme c’est moins coûteux, on en consomme davantage et on en produit davantage. Si bien que l’impact environnemental reste sensiblement le même.

La « croissance verte », c’est la poursuite du toujours plus : nous sommes dans un imaginaire (l’imaginaire occidental) de la transgression des limites et nous concevons la nature comme ce qui permet de satisfaire à l’infini les désirs individuels.

 

Oui, mais comment sortir de cette impasse ? Peut-on retrouver une consommation « raisonnable » ?

 

Il s’agit de changer radicalement notre idée de la civilisation et cela ne peut se faire que par des méthodes indirectes : La contribution « climat-énergie » (une surtaxe sur le carbone, dont le fruit est arithmétiquement redistribué) proposée par la Fondation Nicolas Hulot en est un bon exemple.

La situation est explosive, l’occident ayant instillé partout dans le monde son fantasme de satisfaction indéfinie des besoins.

Seul un resserrement de l’éventail des salaires et un partage plus équitable des ressources pourront nous permettre de sortir de l’impasse en limitant la violence. Il faut parvenir à rendre désirable la sobriété.

Par bureauQTD - Publié dans : Chroniques RGB
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Vendredi 29 mai 2009



La sortie de ce film est imminente : le 5 juin il sera diffusé et mis à la disposition du public gratuitement.

Toutes les informations utiles sont ici :


http://www.goodplanet.org/spip.php?article147

Par bureauQTD - Publié dans : autour de nous ...
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