Lundi 5 décembre 2011
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14:30
Le vrai risque pour l'avenir : la surconsommation by quelle terre demain
LE VRAI RISQUE POUR L'AVENIR : LA SURCONSOMMATION !
Bonjour Jean-Pierre, tu vas nous parler aujourd’hui de surconsommation, ce qui tombe assez à propos à notre époque et
vis-à-vis de Noël…
Bonjour, oui, comme d’habitude mon inspiration pour ces chroniques me vient du Monde et en particulier de l’article «le vrai
risque pour l’avenir : la surconsommation» paru le 2 novembre dernier.
On reviendra sur Noël dans un second temps.
Et de quoi parlait cet article ?
Eh bien il présentait les principaux risques encourus par l’humanité.
L’ONU vient d’annoncer que l’on a franchi la barre des 7 milliards d’êtres humains sur Terre. Cela semble une vraie menace au
vu des ressources limitées de notre brave Terre. Il va falloir nourrir tout ce monde alors que les 10 milliards sont annoncés comme maximum pour la fin de ce siècle, et qu’il faut aussi digérer
les déchets de ceux-ci, sans parler de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ce que l’on met en évidence avec un indicateur comme l’empreinte écologique par exemple.
Tu parlais des risques au pluriel, y en a-t-il d’autres ?
Oui, en fait selon l’auteur, Frédéric Julien, chercheur en science politique à l’université d’Ottawa, le principal risque
n’est pas lié à la démographie croissante, mais au croisement entre la population mondiale et la consommation par habitant. C’est le produit de ces 2 variables qui donne la mesure du
risque.
Hors autant la population mondiale semble se stabiliser vers un maximum du fait de la politique de contrôle des naissances,
fort efficace sauf peut-être encore pour quelques pays africains. Le nombre d’enfants par femme est passé de 6 à 2.5 dans les 60 dernières années.
Autant la consommation mondiale suit une courbe ascendante !
Et comment montre-t-on cela ?
Avec quelques chiffres :
- Entre 1961 et 2007, l’Amérique du Nord a vu sa population augmenter de 39% alors que son empreinte écologique augmentait de
160% !
- Cette Amérique compte pour 5% de l’humanité, mais représente 17% de son empreinte écologique… Hors c’est à ce mode de vie
là qu’aspire la majeure partie du reste de monde !
- Le modèle économique mondial vise une croissance économique maximale et infinie ; d’ici à 2050, la taille de l’économie
mondiale devrait tripler !!
Mais n’y a-t-il pas des efforts faits pour atténuer cela ?
Oui bien sûr :
- Les USA et la Chine ont annoncé une baisse de leurs empreintes CO2 par point de PIB, mais cela n’inverse pas pour le moment
la tendance à la hausse tant celle-ci est forte ;
- nombre d’efforts sont mis sur l’efficacité énergétique et encore trop peu sur la sobriété, de sorte que 2010 a été une
année record en émission de CO2 et que les +2° d’augmentation des températures s’éloignent à vitesse grand V pour laisser place à +3°, +5° voire +6°, soit un scénario catastrophe selon les
experts du GIEC…
Et alors que peut-on faire ?
Comme toujours, en attendant les réponses politiques nationales européennes ou internationales avec la conférence de Durban
en cette fin 2011, il faut que le citoyen agisse à son niveau et essaie d’entrainer avec lui sa famille, ses collègues, ses amis… car le changement viendra aussi de la société civile comme le
montre le mouvement des indignés, présent sur le parvis de La Défense en ce mois de novembre.
Les fêtes de Noël sont un bon exemple de surconsommation ; Noël en a perdu son âme, elle qui devrait être un rassemblement
autour de l’enfant, d’attention et de solidarité… C’est devenu un produit marketing symbole de surconsommation de cadeaux, des montagnes pour les enfants et pour les adultes mêmes, vite revendus
sur internet ; ou de suralimentation. Chacun peut renoncer à cela et proposer un autre Noël plus frugal, plus solidaire…
Quelle est ta conclusion à cette histoire ?
Je l’emprunte à l’auteur :
«Il faut faire du dossier de la surconsommation une priorité !
Les plans d’actions font défaut et, en vérité, rares sont ceux qui voient l’enrichissement infini d’un mauvais œil. Il faut
dire que ralentir le train de vie de l’humanité sane enfermer les pauvres ‘’qui font des enfants’’ dans la misère nécessiterait certains sacrifices des riches ‘’qui n’en font plus’’ !».
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