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sur la radio RGB 99.2 FM



- chaque semaine, une chronique diffusée à 8h15, 10h15, 12h15 et 18h15 (du lundi au vendredi), le samedi à 8h15 et 13h45 et le dimanche à 8h15, 10h15 et 12h15
- chaque dernier mercredi du mois de 19 h à 20h, une émission autour de 4 thèmes : les informations du développement durable, l'interview d'un acteur engagé, le débat, les informations pratiques

Des citoyens inquiets de l’état de la planète soumise à tous les excès des développements qui ne la respectent pas ont décidé de se réunir pour faire « quelque chose »

L’association « Quelle Terre Demain ? » veut mettre en œuvre les moyens nécessaires à la seule réponse qui vaille : une Terre vivante, hospitalière, généreuse, pour demain et les jours qui vont suivre pour nos enfants et tous leurs descendants


Il est temps de faire quelque chose.
De faire savoir ce qui est en train de se produire.

De comprendre les conséquences de nos comportements.

D’apprendre les gestes qui sauvent
De les mettre en œuvre

C’est l’objectif que poursuit l’association « Quelle Terre Demain ? »


Incroyables Comestibles CERGY

 

La vocation des Incroyables Comestibles (IC) est d'inciter les citoyens à passer à l'action et de transformer les espaces publics en potagers à partager pour tous en ville et en pied d'immeuble, avec l'objectif de développer l'autonomie alimentaire, le lien social, et de se réapproprier la terre. Une quinzaine de potagers urbains sur les différentes villes de l'agglomération ont vu le jour depuis 2014 et de nouveaux projets émergent chaque mois.

Les ICCP (Incroyables Comestibles de Cergy Pontoise http://cergy.lesincroyablescomestibles.fr/) proposent diverses activités pour sensibiliser à la protection de l'environnement:

- Ateliers pour se former au jardinage écologique

- Ateliers créatifs, créations et décorations de bacs, construction de fascines, semis, plantations, compostage & gestion des déchets, ballades des potagers , récupération de graines etc...

- Ateliers de cuisine, teinture naturelle, produits cosmétique naturels etc.

- Conférences.

- Rencontres et échanges.

8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:44

L'hydrate de méthane, ce serait la nouvelle énergie fossile du futur, pourquoi ce sujet aujourd'hui ?

 

Oui, je sais, c'est moins connu que le charbon, le pétrole, le gaz naturel, ou même que le gaz de schiste qui soulève tant de controverses, mais aujourd'hui c'est le Japon qui en fait parler.

En effet, après d'intenses études et de longues expérimentations, le 12 mars 2013, les japonais ont réussi une première, en extrayant du gaz méthane à partir d'un forage réalisé dans des sédiments marins profonds contenant des hydrates de méthane, avec l'ambition dans quelques années de passer à une exploitation industrielle de cette nouvelle énergie fossile.

Compte-tenu d'une forte dépendance énergétique et de l'accident de Fukushima en 2010, le Japon mise sur l'exploitation des hydrates de méthane contenus dans les fonds océaniques, les gisements semblent prometteurs, avec des réserves de l'ordre d'un siècle de consommation.

 

Au fait, d'où viennent les hydrates de méthane ?

 

L'hydrate de méthane est un composé solide, résultat de la cristallisation d'un mélange d'eau et de méthane, devenu stable sous certaines conditions de pression et de température

On en trouve dans le pergélisol des régions froides comme la Sibérie (sol gelé, - 10°c en surface, faible pression jusqu'à  1000m de profondeur),  et sous les fonds océaniques, souvent à la marge des plateaux et sur les talus continentaux (température 5-7°c sous 1000m d'eau).

Lorsqu'il «fond», 1 m3 d'hydrate de méthane produit 160 m3 de méthane.

 

Et que sait-on des réserves mondiales estimées ?

 

Selon des chercheurs de l'US Geological Survey, l'énergie enfermée dans les dépôts d'hydrates de méthane représente plus de 2 fois l'ensemble des réserves conventionnelles de charbon, pétrole et gaz combinées, c'est considérable mais sans doute supérieur à ce qui est économiquement récupérable, compte-tenu de la complexité et du coût d'exploitation.

Concernant l'estimation de ces réserves, les techniques sismiques permettent de localiser les gisements, mais avec beaucoup d'imprécisions sur leurs volumes, et les carottages effectués donnent des résultats incertains car l'hydrate de méthane devient instable et se dissocie à cause de la baisse de pression pendant la remontée de l'échantillon.

 

Quelles sont les méthodes d'exploitation envisagées ?

 

Le Japon met en œuvre la dépressurisation, qui consiste à faire chuter la pression dans les sédiments marins pour libérer le méthane, une 2e possibilité est l'utilisation d'un inhibiteur (c'est un peu risqué, car cela nécessite de grandes quantités de méthanol), une 3e possibilité est l'injection de vapeur ou d'eau chaude, pour libérer le méthane par élévation de la température (beaucoup plus cher que la dépressurisation).

Une autre idée consiste à extraire le méthane en injectant du CO2.

 

Y a-t-il des risques environnementaux liés à l'hydrate de méthane ?

 

L'exploitation des hydrates de méthane génèrent 2 types de risques environnementaux, localement les sédiments deviennent instables et peuvent provoquer des glissements sous-marins dangereux pour les populations et les installations côtières (effet de tsunami), et globalement les risques de fuites et de remontées de méthane vers l'atmosphère, liés à la forte instabilité des hydrates de méthane, peuvent contribuer à une forte augmentation des gaz à effet de serre (le méthane a un effet 20 fois supérieur au CO2), et donc accélérer le réchauffement climatique.  

 

Alors, en conclusion ?

 

De nouveau, se pose la même question que pour d'autres énergies présentant des risques d'exploitation difficiles à maitriser : le nucléaire avec la radioactivité, le gaz de schiste avec des pollutions durables de ressources en eau, et maintenant les hydrates de méthane avec un risque d'accélération du réchauffement climatique par des relargages involontaires de méthane, un puissant gaz à effet de serre, 20 fois le CO2.

Plus de nouvelles énergies nouvelles avec des conditions d'exploitation complexes, c'est pour demain plus de dommages environnementaux, plus de gaz à effet de serre, plus de destructions de notre patrimoine planétaire et probablement plus de risques pour notre santé.

L'enjeu est donc de choisir collectivement et de modifier individuellement nos comportements : satisfaire à tout prix nos besoins croissants d'énergie sans changer nos habitudes, ou réduire progressivement nos consommations dans une démarche de transition énergétique ?

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Publé par bureauQTD - dans Chroniques RGB
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commentaires

local seo 20/06/2014 13:25

The Japan is a country that came back from the historical bombing at the Hiroshima and Nagasaki. Later much industrial accident also shook the country, but they keep n coming back from the ashes. Thank you for sharing more about these projects.