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Gérard, tu soutiens que la ville, le milieu urbain doit devenir un
réservoir de la biodiversité. Mais d’abord c’est quoi la biodiversité ?
La biodiversité désigne la diversité des organismes
vivants, c’est à dire la diversité des espèces, ainsi que l'organisation et la répartition des écosystèmes.
Et pourquoi faut-il la préserver ?
La préservation de la biodiversité est une nécessité pour garantir le maintien de
la capacité de la terre à nourrir l’humanité, à fournir des médicaments, à assurer le développement des espèces vivantes.
Un constat : partout dans le monde la biodiversité est en chute un pourcentage
important (de 10 à 50 %) des espèces vivantes sont menacées d’extinction et cela aussi bien pour les plantes que les animaux, aussi bien dans les océans que dans les forêts et les
champs.
Mais quel rapport avec la ville ?
La déforestation, l’agriculture intensive et surtout la monoculture, l’usage
excessif de produits chimiques (pesticides, engrais, …) concourent à la disparition de nombreuses espèces. On connait bien la disparition des abeilles probablement à cause des pesticides et
maintenant décimées par le frelon asiatique. Et les abeilles ne sont pas les seuls insectes pollinisateurs menacés de disparition.
Comment peut on corriger cette situation, inverser la tendance
?
Pour assurer la survie des abeilles et autres pollinisateurs, il faut d’abord les
soustraire aux actions néfastes citées auparavant. Alors quel est l’endroit où on utilise peu de pesticides, qui ne risque pas la déforestation, … ? C’est la ville !
Les abeilles peuvent vivre et faire croître les ruches en ville ? Mais, la
pollution, le stress, … et de quoi se nourrissent elles ?
Certes les villes sont polluées par la circulation automobile, le chauffage et
les industries, mais ces pollutions sur lesquelles de gros efforts ont été faits sont devenues moins redoutables pour les abeilles que les pesticides des campagnes qui entraînent une mortalité de
ces insectes butineurs de l’ordre de 30 à 50 %.
En ville il y a des arbres, des balcons fleuris, des pars et jardins … les
abeilles peuvent en faire leur miel au sens strict du terme. D’ailleurs les ruches installées dans PARIS (on en compte plus de 300) sont très productives : 100 kg en moyenne contre 10 dans la
campagne ! Le miel urbain le plus célèbre est celui de l’Opéra ; il est aussi le plus cher du monde, snobisme oblige !
Comment peut-on favoriser la biodiversité ?
Dans une zone urbaine telle que Cergy-Pontoise, déjà riche en espaces verts on
pourrait croire qu’il n’est nul besoin de faire des efforts ; or ce territoire est parfois très sous exploité pour la préservation de la biodiversité. En effet on a pris l’exemple des abeilles,
mais de nombreuses espèces de plantes, de fleurs, d’animaux tels que des insectes, des petits rongeurs, des oiseaux, des papillons participent à l’équilibre de la diversité du vivant : il faut
leur offrir non seulement des espaces verts, des bois, mais aussi la liberté
La liberté pour des plantes, des animaux ?
Oui, liberté sans camisole chimique, sans entretien traumatisant, … il faut
savoir tolérer l’aspect pas trop policé d’un espace urbain végétal, ne pas chercher des jardins à la française, taillés au cordeau et rasés tous les 8 jours.
Mais de plus on dispose d’une réserve de terrains non utilisés et qui pourraient
facilement participer à l’extension de la biodiversité locale : ce sont les délaissés urbains qui bordent les voies de communication, coincés dans les sorties d’autoroute, … j’en connais qui ne
sont occupés que par des ronces et des orties : mettons y des fleurs, des tas de petits bois : la nature appréciera.
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