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sur la radio RGB 99.2 FM



- chaque semaine, une chronique diffusée à 8h15, 10h15, 12h15 et 18h15 (du lundi au vendredi), le samedi à 8h15 et 13h45 et le dimanche à 8h15, 10h15 et 12h15
- chaque dernier mercredi du mois de 19 h à 20h, une émission autour de 4 thèmes : les informations du développement durable, l'interview d'un acteur engagé, le débat, les informations pratiques

Des citoyens inquiets de l’état de la planète soumise à tous les excès des développements qui ne la respectent pas ont décidé de se réunir pour faire « quelque chose »

L’association « Quelle Terre Demain ? » veut mettre en œuvre les moyens nécessaires à la seule réponse qui vaille : une Terre vivante, hospitalière, généreuse, pour demain et les jours qui vont suivre pour nos enfants et tous leurs descendants


Il est temps de faire quelque chose.
De faire savoir ce qui est en train de se produire.

De comprendre les conséquences de nos comportements.

D’apprendre les gestes qui sauvent
De les mettre en œuvre

C’est l’objectif que poursuit l’association « Quelle Terre Demain ? »


Incroyables Comestibles CERGY

 

La vocation des Incroyables Comestibles (IC) est d'inciter les citoyens à passer à l'action et de transformer les espaces publics en potagers à partager pour tous en ville et en pied d'immeuble, avec l'objectif de développer l'autonomie alimentaire, le lien social, et de se réapproprier la terre. Une quinzaine de potagers urbains sur les différentes villes de l'agglomération ont vu le jour depuis 2014 et de nouveaux projets émergent chaque mois.

Les ICCP (Incroyables Comestibles de Cergy Pontoise http://cergy.lesincroyablescomestibles.fr/) proposent diverses activités pour sensibiliser à la protection de l'environnement:

- Ateliers pour se former au jardinage écologique

- Ateliers créatifs, créations et décorations de bacs, construction de fascines, semis, plantations, compostage & gestion des déchets, ballades des potagers , récupération de graines etc...

- Ateliers de cuisine, teinture naturelle, produits cosmétique naturels etc.

- Conférences.

- Rencontres et échanges.

13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:05

Tu vas nous parler de consommation locale ? C’est ce qu’on appelle les circuits courts ou de proximité pour l’alimentation ?

Oui, tout à fait. J’ai lu un article qui était intitulé « l’importation lointaine d’un produit bio annule-t-elle son intérêt écologique ?». Je me suis alors renseigné plus en détail sur tous les types de produits alimentaires vendus en circuit court de proximité et leur impact environnemental.

Mais c’est quoi exactement un circuit court de proximité ?

Les circuits courts de distribution comportent un intermédiaire de vente au plus. Par exemple les ventes directes à la ferme ou encore les paniers d’une AMAP. Un circuit de proximité c’est lorsqu’il y a une distance réduite entre le producteur et le consommateur, par exemple inférieure à 150 km.

C’est plutôt bon pour l’environnement alors d’acheter localement ?

Je répondrai OUI mais à certaines conditions ! En effet, une faible distance parcourue ne signifie pas un bilan global meilleur pour l’environnement.

Quels sont alors les données à prendre en compte ?

Il y en a plusieurs ! Pour cela il faut analyser ce que l’on appelle dans le jargon technique l’analyse du cycle de vie du produit. De sa production, en passant par sa transformation, son conditionnement et son transport et enfin sa fin de vie.

Quel est donc le poids le plus important en termes de consommation d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre ?

C’est la phase de production du produit qui pèse le plus lourd sur les impacts environnementaux (énergie/climat mais aussi eau, biodiversité). 57 % des émissions de gaz à effet de serre de la chaîne alimentaire sont liés à la phase de production contre 17 % pour le transport (marchandises et déplacement pour faire les courses). Le reste = transformation/déchets/emballages

Il existe quand même des avantages de consommer local ?

Oui bien entendu ! Les avantages sociaux et économiques sont évidents. On limite par exemple l’étalement urbain en maintenant une agriculture péri-urbaine tout en assurant une certaine autonomie alimentaire. On favorise le lien direct entre producteur et consommateur tout en garantissant une économie locale. On réduit également les emballages et on a moins recours aux procédés de conservation.

Est-ce qu’on peut revenir sur le transport des marchandises ? Peux-tu nous donner quelques exemples ?

Les consommations d’énergie liées au transport et à la distribution pour un agneau élevé en Nouvelle-Zélande et commercialisé en Allemagne et pour un agneau élevé en Allemagne et commercialisé localement en vente directe « sont plutôt comparables […] malgré de grandes différences dans les distances de transport. »

Tout est une question d’optimisation logistique. Les émissions  par km parcouru et par tonne de produit transporté sont 10 fois plus faibles pour un poids lourd de 32 tonnes et 100 fois plus faibles pour un cargo transocéanique que pour une camionnette de moins de 3,5 tonnes souvent utilisée pour amener un produit en vente sur une AMAP par exemple. Et si en plus le consommateur utilise sa voiture pour se rendre au point de vente, cela peut doubler le contenu carbone du produit !

Alors là je suis vraiment surpris ! Y’a-t-il d’autres critères à prendre en compte ?

Oui il y en a principalement 2. Respecter les saisons ! Par exemple une salade cultivée en hiver sous une serre aura un bilan CO2 global 2 fois plus élevé que la même salade cultivé  en plein air et importé d’Espagne. Le 2ème critère va concerner le mode de production bio qui va permettre de diminuer sensiblement l’impact environnemental du produit.

Pour conclure il faudrait consommer local, bio, de saison en optimisant au mieux la logistique de la distribution et en allant chercher son panier à pied ou à vélo !

 

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Publé par bureauQTD
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